• Critique Venom T.2 par

    Il faut reconnaître une chose avec Rick Remender : c’est surement le meilleur scénariste pour écrire un personnage dépressif ou du moins rongé par des maux internes. Car c’est toute la qualité de ce Flash Thompson, vétéran de la guerre, qui incarne Venom à la solde de l’armée mais pas que.

    Les crossovers sont souvent des fléaux pour les scénaristes, pourtant Rick Remender négocie parfaitement le virage « Spider-Island » où Venom doit affronter cette menace qui transforme tous les êtres humains en araignée humanoïde. Le scénariste réussit d’ailleurs le coup d’impliquer grandement son personnage dans cet « event » où ses actes seront fondamentaux dans la construction de la victoire. Mais, Rick Remender va y ajouter sa patte : le père de Flash est à la porte de la mort, ainsi le héros devra faire le choix de faire son devoir ou de rejoindre l’homme qui l’a fait tant souffrir dans son enfance. Ce récit, bien rythmé par l’action et porté par la bonne qualité du crossover, brille grâce à toute la dualité entre le devoir familial (malgré une certaine rancœur justifiée) et militaire.
    Dans un second temps, nous retournons sur l’intrigue principale. Flash devra réaliser une mission pour le maître des crimes sous la contrainte. S’enchainera un road trip violent où Venom, malgré la volonté de faire le bien, aura de plus en plus de mal à retenir la bête face à son compagnon de route, Jack’O’Lantern.
    C’est toujours une lecture de qualité qui, à elle seule, représente un aspect des comics modernes : un auteur nous présente ce personnage censé être un vilain mais qui, à travers toutes ces nuances de gris, relativise bien des actes et essaie d’être un héros. Pari toujours aussi réussi pour l’instant, mais Flash risque de toujours plus déguster avec Rick Remender.

    D’ailleurs, l’auteur a su s’entourer d’artistes de talent avec Lan Medina et Tom Fowler. Ils sont tout deux excellents pour dessiner le symbiote. De même, leur sens du séquençage et de la dynamique permet d’avoir un tout très efficace tout en y instaurant un ton malsain qui nous rappelle que Venom n’est pas synonyme du bonheur.

    Ce second opus confirme toutes les promesses vues dans le premier volume. Je suis très heureux de pouvoir découvrir ce run dans ce format très agréable où vous pourrez lire ce vrai travail de fond et de reconstruction de Rick Remender sur un vilain bien connu de l’univers de Spider-man. Faites vous plaisir, vous ne serez pas déçu !

    7

    Blackiruah - 15 avril 2017

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