• Critique Preacher T.5 par

    « I’m a poor lonesone cow boy »

    Ainsi, Jesse erre tel un Lucky Luke, accompagné de son fidèle chien après avoir survécu à une explosion démentielle et la découverte du couple Tulip et Cassidy. Et quoi de mieux, pour se remettre d’aplomb, de remplacer le shérif d’une petite bourgade polluée par un chef d’un abattoir, Odin Quincannon, qui se croit tout permis, lui et ses employés… Dommage pour lui car Jesse a besoin de se défouler et va montrer tout son talent de botteur de fesse surtout après avoir retrouvé une vieille connaissance qui va le galvaniser.

    Cette première partie est à mourir de rire. Ici, Garth Ennis se joue des codes du western en le modernisant avec un nouveau shérif qui arrive dans une ville harcelée. Evidemment, son sens de la justice prononcé va pousser Jesse à régler la situation de manière musclée et sa répartie va amener des résolutions loquaces et hilarantes pour la plupart. D’ailleurs, j’y ai vu un petit côté Bud Spencer et Terence Hill très plaisant qui rend la lecture très fun. Bien sur, ca reste du Garth Ennis : les dialogues charretiers portent sa marque et le petit côté trash est bien omniprésent. Mais l’arc reste résolument humain et notre héros retrouvera de l’espoir à travers une rencontre (incroyable au passage) qui le fera retrouver le droit chemin de sa quête initiale.

    Par la suite, Jesse va rechercher Tulip qui a repris ses esprits et quitté Cassidy (qui polluait son existence), récit qui va nous éclaircir sur le passé de cette dernière la rendant toujours plus attachante.

    Ce que j’aime avec « Preacher », c’est la capacité de dépeindre des personnages fous à la limite de la bouffonnerie tout en gardant un vrai côté humain. Tout est caricature dans cette œuvre, même les héros d’ailleurs, mais la qualité de leur relation et le talent de Garth Ennis les rendent très attachants et insuflent une vraie sincérité dans cet amour entre Jesse et Tulip que je trouve puissante.

    Je ne reviendrai pas sur la performance toujours aussi excellente de Steve Dillon qui arrive à illustrer les idées les plus débiles de son compère et rendre le tout fun et cohérent. Cet artiste était hors norme. Je ne sais pas s’il existera un autre artiste capable de sublimer autant le talent de Garth Ennis… C’est pour dire…

    Ce 5ème volet est une joyeuse transition vers la fin où Jesse va retrouver la voie (de la recherche) du seigneur grâce à des rencontres en tout genre dans le pur esprit complètement barré de Garth Ennis. Même si l’intrigue principale avance peu, je me suis amusé à lire ces 2 arcs qui restent néanmoins importants pour saisir la globalité de la saga.
    A la fin de cet album, Jesse n’est plus un vieux cow boy seul et il risque d’envoyer du pâté !

    7

    Blackiruah - 18 avril 2017

    Avez-vous aimé cette critique ? OUI NON
Vous avez lu Preacher T.5 ?
Ecrire une critique
    Autres critiques séries de Blackiruah au hasard
  • House of M
    10