• Critique Punisher T.1 par

    Voici la réédition des neuf premiers épisodes, parus en 2011, du run de Greg Rucka (scénariste) et Marco Checchetto (dessinateur) au format deluxe. Cette série fait partie de la continuité Marvel et prend place après le run de Rick Remender et son Frankencastle. (Marvel Saga #4 - 2009).
    Cette histoire débute par un mariage entre le soldat Rachel Cole et le docteur Daniel Alves. Cet heureux évènement tourne au carnage en devenant le lieu d’un règlement de compte entre deux gangs mafieux. Miraculeusement, la mariée survit à ce drame mais non sans dommages psychologiques.
    Walter Bolt et Oscar Clemons, deux policiers du grand banditisme sont affectés à l’affaire. Malheureusement pour eux, une autre personne va s’occuper de faire sa propre justice : Le Punisher. De fil en aiguille, en ayant toujours une longueur d’avance par rapport à la police, Franck Castle va remonter jusqu’aux commanditaires de cette boucherie pour les faire payer. Mais il va croiser sur sa route un autre justicier, bien décidé lui aussi, à faire sonner le glas.

    Cette histoire de Greg Rucka a tout du bon polar. Des meurtriers, des policiers, une journaliste et un justicier. L’intrigue est bien ficelée et les relations entre les différents personnages bien construites. Chacun a son rôle à jouer dans le développement de l’intrigue et fait avancer l’histoire. Le Punisher qui nous est offert est plus que jamais dans l’action. Comme à son habitude il ne s’attarde pas dans du bavardage et autres fantaisies de diplomates. C’est une machine de guerre qui n'a plus d’humanité en lui. Il ne reste que la vengeance, la justice, la mort. Et les rares contacts humains qu’il maintient avec le monde ne servent aussi qu’à son objectif. Ce qui me frappe dans ce comic-book c’est l’efficacité de la mise en scène en ayant aussi peu de dialogues. Rucka est vraiment bon pour ça, même si parfois un peu trop épuré à mon goût. Il manque des explications sur quelques séquences pour mieux comprendre les motivations de chacun et rendre la lecture plus fluide. Notamment le début qui est assez compliqué à comprendre au niveau de l’action et de son histoire entre les différentes organisations criminelles.
    C’est Marco Checchetto qui accompagne au dessin. Le dessinateur italien nous propose une version du Punisher très stylisée. Les fans de jeux vidéos feront très vite la relation avec le personnage de Solid Snake de la série Metal Gear. Et d’ailleurs le dessinateur lui même, fan de jeux vidéos, ne s’en cache pas. Il dit que c’est un hommage au jeu qu’il affectionne tout particulièrement. Son dessin détaillé et ses visages précis sont très agréables. Cependant, ceux qui connaissent l’artiste en vogue chez Marvel pour ses récentes oeuvres (Star Wars : les ruines de l’empire, Obi-Wan & Anakin ou encore Gamora inédit en France) remarqueront un dessin moins fin et riche. Ceci s’explique du fait qu’à l’époque de l’oeuvre (2011) Marco Checchetto n’est pas encore passé totalement au dessin par ordinateur. Toujours est-il que son style est bien reconnaissable, notamment par son découpage très cinématographique qui vous plonge dans l’action. Comme je le disais plus haut, il met parfaitement en scène les protagonistes et ce même avec peu de dialogues. Malheureusement, Marco Checchetto n’a pas dû tenir le rythme de publication sur la longueur et s’est fait remplacer sur quelques planches par un autre artiste beaucoup moins talentueux.

    J’ai apprécié ce Punisher pour son action débridée et la relation de ses personnages bien développée. Le dessin de Checchetto, pas encore au sommet de son art, est toujours aussi beau même s’il manque de régularité. Le scénario tient en haleine malgré un manque de précision sur certains aspects secondaires. La fin du tome laisse présager une suite intéressante et inédite sur la série du justicier à la tête de mort.

    7

    Meudah - 19 avril 2017

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