• Critique Wolverine T.1 par

    En 2017, Panini Comics France fête ses 20 et publie tout au long de l’année des éditions spéciales de comics emblématiques. Aujourd’hui, c’est Wolverine qui est à l’honneur avec la mini série : “Wolverine”, de Chris Claremont et Frank Miller, parue en 1982.

    Entre deux missions, Wolverine retourne chez lui, au Canada, pour assouvir son besoin bestial de chasse. Avant de repartir vers New-York retrouver ses compagnons X-Men, il observe que toutes les lettres de sa correspondance avec Mariko Yashida, héritière d’un clan ancestrale japonais, lui ont été retournées. Même s’ils ne se voient pas souvent, Mariko et Wolverine entretiennent une relation amoureuse intense qui a débuté quelques temps auparavant (Uncanny X-Men 1979 #118). Inquiet, Logan décide de partir au Japon pour enquêter. Sur place, il est accueilli par Asano Kimura, un ami du service de l’immigration qui le met très rapidement au courant de la situation. Le père de Mariko, prétendu mort, est réapparu avec son lot de problèmes. Endetté, il a promis la main de sa fille à ses créanciers comme moyen de remboursement. Déboussolé par la nouvelle, et incapable de l’accepter, Logan décide de rendre visite à sa promise. Il va dès lors, se mettre à dos beaucoup de monde.

    Le scénario de Chris Claremont, grande figure de l’industrie, est plus complexe qu’il n’y paraît au premier abord. En effet, sur fond d’histoire d’amour, Logan va se retrouver au beau milieu d’un conflit opposant plusieurs organisations criminelles dont “La Main”. Ce qui est intéressant dans cette oeuvre, c’est qu’elle développe non seulement le background de Wolverine mais aussi sa psychologie. Tout au long de la lecture, nous avons une voix-off de Logan qui nous fait part de ses réflexions et de ses états d’âmes. Cela donne une profondeur et nous permet de mieux le cerner. C’est en ça que cette oeuvre est indispensable pour les fans du Serval.

    Le dessin de Miller est très dynamique comme à son habitude. C’est simple, il n’y a pas deux pages avec le même découpage. C’est fluide, bourré d’actions avec de magnifiques angles de vues pour l’époque. Ses visages sont très expressifs, surtout ses gros plans fabuleux. Le seul regret qu’on peut avoir, c’est le manque de détail des décors. Il n’y a quasiment que des aplats de couleurs. Quant à celles-ci, elle sont fidèles à leur époque, c’est à dire très vives et chatoyantes.

    Ce comic-book réalisé par deux grands noms : Frank Miller, au dessin, et Chris Claremont, au scénario, est une pierre angulaire dans la vie de Wolverine. Il contribue à lui donner un background, une personnalité plus nuancée et moins bestiale qu’à ses débuts. C’est sa relation amoureuse avec la Japonaise Mariko Yashida, une dignitaire d’un clan ancestrale, qui nous révèle toute sa subtilité. Wolverine est en conflit avec lui même et c’est un combat bien plus dur que tous les autres. Qui de l’animal ou de l’homme en sortira vainqueur ? La réponse dans cette excellente histoire !

    Au niveau de l’édition, nous avons droit à un format un peu différent. Le comic-book ressemble aux éditions Marvel Now et 100% de Panini mais avec des dimensions identiques à l’édition Deluxe. Le papier est de qualité ainsi que l’impression. La couverture inédite, liée à l’édition, est signée Mathieu Lauffray. Nous avons aussi une page d’introduction qui présente Wolverine, une autre présentant les auteurs, une sur l’histoire de Panini France et enfin une mini interview de Lauffray sur sa relation avec Marvel et Wolverine.

    8

    Meudah - 11 septembre 2017

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