• Critique Power Man and Iron Fist T.1 par

    Shimmy shimmy ya, shimmy yam, shimmy yay ! Power Man et Iron fist reviennent dans les bacs pour une nouvelle série qui sent bon l’univers du Bronx et d’Harlem.

    Et c’est David Walker, scénariste spécialisé dans la culture blaxpoitation (qui a d’ailleurs écrit de nombreux personnages noirs tels que Shaft, Cyborg et Nighthawk dernièrement) qui est chargé insuffler, de nouveau, la vie à cette franchise. Accompagné par Sanford Greene au dessin, dessinateur idéal pour dessiner l’ambiance de la rue, ils livrent une nouvelle mouture loin d’être ridicule.

    Jennifer Royce, une ancienne secrétaire des Heroes for hire, sort de prison. Luke et Danny vont donc l’accueillir et l’aider pour mieux se réintégrer dans la société. Mais cette dernière cache un bien vilain plan qui fera du remue-ménage dans Harlem.

    Alors que Marvel (et Panini) profite des sorties Netflix pour déterrer la série de nos 2 compères, j’admets avoir été méfiant en ouvrant ce premier volume, mais j’ai été très vite rassuré.

    Visuellement, le travail de Sanford Greene nous propulse dans l’univers de la rue avec un petit ton rétro rendu par une forte présence d’un jaune pale pour rappeler le bon vieux ton de l’époque de la blaxpoitation. D’ailleurs, les designs des personnages souvent exagérés et l’omniprésence du streetwear apporte du cachet à la série. Rien qu’au premier regard, les pages m’ont donné envie de réécouter mes vieux albums du Wu Tang Clan et d’ODB.

    Le récit se veut aussi léger et fun, parfois délirant, porté par les péripéties du duo dans cet univers urbain doté de ses propres codes qui nous emmène même dans une intrigue magique ! La dynamique fonctionne à merveille où ce Luke version « papa » qui se veut sérieux est en complète opposition avec le Danny fougueux, parfois lourd, entraînant des dialogues savoureux et une alchimie guillerette : un ton que l’on retrouvera tout le long de ce premier volume qui se lit d’une traite.

    Au final, Power Man & Iron Fist sont « back back dans les bacs » avec une nouvelle saga et un ton léger qui rend cette lecture fun et surtout divertissante. Bref, les gars sont dans la place pour les amateurs de comics urbains, de récits humoristiques mais aussi… de Hip Hop ! Me voila prévenu, j’ai préparé une petite liste d’album pour lire le second volume dans les conditions idéales (et non, il n’y aura pas de Jul... évidemment).

    7

    Blackiruah - 28 juillet 2017

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