• Critique Star Wars - Classic T.6 par

    Au sommaire de ce sixième tome de "Star Wars Classic", on retrouve les épisodes 62 à 70 de la série Marvel, ainsi que le second "annual" et un épisode inédit en version française, le troisième "Star Wars 3D". Comme je l'avais déjà précisé dans mes chroniques des précédents tomes, les "Star Wars 3D" ont été publiés à la fin des années 80 par le petit éditeur indépendant Blackthorne Publishing (c'était juste avant que Dark Horse récupère les droits et développe le second Univers Etendu). Ces bandes dessinées qui étaient jusque là restées inédites dans notre langue sont reproduites en noir et blanc. Les deux premières étaient signées par le vétéran Len Wein et proposaient des histoires aussi sympathiques qu'anecdotiques. Pour cet ultime numéro, deux obscurs inconnus livrent une variation guère inspirée et assez lourde sur la tentation du côté obscur...et les dessins sont médiocres. Le volume ne se referme donc pas sur ce que les comics "Star Wars" ont de meilleur à offrir...mais ce qui précède, à une exception près, est nettement plus intéressant.

    Cette exception, c'est l'épisode 64, un "fill-in" écrit par David Michelinie et Michael Fleisher, dessiné par Joe Brozowski et encré par Vince Colletta (ouch...). Une tentative ratée d'injecter des éléments médiévaux à l'univers "Star Wars" qui débouche sur un "Prince Vaillant S.F." du pauvre ennuyeux et très faible graphiquement parlant.

    Ca, c'était pour le mauvais. Heureusement, les neuf autres épisodes au programme valent nettement plus le détour. Il y a d'abord la fin de l'excellente prestation du duo David Michelinie et Walt Simonson. Le tome 5 s'était conclu sur un excellent cliffhanger, qui a plongé Luke dans une situation difficile...nouvelle étape du plan machiavélique de Dark Vador pour discréditer le jeune héros de l'Etoile Noire auprès des autres membres de la Rébellion. Luke s'emploie donc à rétablir sa réputation dans deux épisodes palpitants (avec une dernière page qui aura d'importantes répercussions sur l'avenir de Luke).
    La partie graphique, que l'on doit à Walt Simonson et Tom Palmer (qui a donné à la deuxième moitié du titre une véritable régularité visuelle), a gardé un impact indéniable, dans la chorégraphie des énergiques scènes d'action tout comme dans l'élaboration de designs inventifs (comme par exemple l'impressionnant ordinateur organique de la page 35). Walt Simonson quitte la série au numéro 66 et un dernier arc narratif en deux parties qui fait une nouvelle démonstration du dynamisme de la narration des deux compères.

    David Michelinie est resté sur le titre pour trois épisodes supplémentaires (quatre en comptant l'annual). Un "annual" réussi, qui permet de retrouver Carmine Infantino aux dessins et de rappeler Han Solo aux bons souvenirs de ses camarades par le biais d'un long récit se déroulant dans le passé. L'épisode 67 (le premier dessiné par Ron Frenz) a la bonne idée de donner la vedette à Chewbacca et aux deux droïdes avant une dernière saga en deux parties liée à la recherche de Solo (on approche de la période du "Retour du Jedi") dans laquelle David Michelinie donnait sa version des origines de Boba Fett (origines réécrites par la suite bien évidemment).

    Le numéro 70 voit l'arrivée de la dernière scénariste régulière de la série "Star Wars" de Marvel, Mary Jo Duffy (on lui doit la grande majorité des épisodes jusqu'à l'arrêt du titre au #107). Elle ne perd d'ailleurs pas de temps en introduisant rapidement des nouveaux personnages et des nouveaux lieux qui auront leur importance pour la suite de son travail sur la série.
    Mais ça, ce sera pour le tome 7...

    8

    Le Doc - 09 juillet 2017

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