• Critique Never Go Home T.1 par

    Never go home est issu d'un label indépendant des Etats-Unis, soit les Editions Black Mask Studios, encore méconnue en France... peut-être pas pour longtemps, car de son vrai titre « We can never go home » est un véritable phénomène, nous précise son éditeur français, Glénat Comics. Vérifions cela tout de suite !

    Par conséquent, soyons précis, ce tome premier propose une intrigue se terminant bien en fin de ce volume pour notre plus grand plaisir, car les pages vont se tourner rapidement.
    Le sous-titre « la cavale de Duncan et Maddie » a rapidement dans mon esprit, lors de la lecture du résumé, fait écho aux criminels américains Bonnie et Clyde. Sauf qu'ici, on met le tout à la sauce super-héros et de politiquement incorrecte.
    Maddie ne se maîtrise plus lors de ses phases de colère, des éclairs sortent de ses yeux engageant alors une super force et une magnifique résistance. Duncan lui peut tuer n'importe qui par la pensée, et on pourrait penser que c'est deux-là sont faits l'un pour l'autre, grâce à leurs bizarreries, mais c'est sans compter que la fille est l'une des plus courtisés du lycée et lui... le plus loser !
    Le regard plein d'éclairs de Maddie ne laisse évidemment pas indifférent Duncan, qui voudra la protéger à tout prix. Quitte même à tuer quelques-uns de leurs bourreaux de toujours, eux les victimes perpétuelles de la société, il faut bien se venger. Comme le sang sortant d'une vieille cassette audio à chaque titre, il y en aura de plus en plus de corps s'écroulant à chaque page. Pourtant, on ne peut pas leur en vouloir tant le sort s'acharnera... jusqu'au point de non-retour.
    On est complètement pris par ce récit de Matthew Rosenberg et de Patrick Kindlon, et on s'étonne de pardonner si facilement les frasques de nos antihéros. Quant au dessin de Josh Hood et Brian Level, il est classique aux labels indépendants : adulte et réaliste. Les couleurs sont fidèles à l'esprit souhaité, sombres, rouges, éclatantes lors des scènes d'épreuve de force.
    A noter de nombreuses notes et schémas en fin de tome, ainsi que de magnifiques couvertures alternatives, il y a même une playlist à mettre à fond lors de votre lecture. J'aime toujours ce genre d'idée très personnelle.
    Enfin, Matthew Rosenberg nous parle également de sa vision de la vraie violence de notre société, allant jusqu'à nous noter les statistiques américaines et des sites internet pour des dons au bénéfice des victimes. Juste dommageable de ne pas suivre jusqu'au bout la démarche voulue par l'auteur avec les liens pour la France ou ses chiffres, ne serait-ce sur le site internet de l'Editeur. Il y a quelque chose à faire ici M.Glénat, s'il vous plaît, il n'est pas encore trop tard !

    Car c'est vraiment une belle surprise cette cavale adolescente dopée au surnaturel, l'histoire est à la hauteur de sa réputation. Si vous trouvez trop lisses, voire prévisibles les super-héros actuels, osez plonger dans ce monde, dont vous ne ressortirez pas indemne, une fois de retour, vous, à la maison.

    9

    Auray - 01 octobre 2017

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