• Critique Big Guy T.1 par

    The big guy and Rusty the boy robot est sorti en 1995 et a même déjà eu sa propre série d'animations diffusées sur M6 Kids en 2001 en France. De plus, l'incontournable Frank Miller est au scénario ( Batman : the dark knight, Sin City, 300... ), il y est accompagné de Geof Darrow, celui-ci effectuera également tous les dessins. Il a été remarqué dans l'audiovisuel, et on se dit que ce récit ne pouvait qu'avoir que de l'avenir dans ce média, tant qu'il était entre de bonnes mains.

    Effectivement, Geof Darrow a été directeur artistique dans l'audiovisuel à 24 ans, puis animateur aux studios Hanna-Barbera. Il participera à Tron en 1982 où il rencontre Moebius, et travaillera par la suite, pour le film Matrix en 1998. Pourtant, il n'ignore jamais le support papier, en créant Hard Boiled par exemple ,en 1990, toujours avec Frank Miller.
    Donc, c'est sur une expérience commune de travail que démarre The big guy and Rusty the boy robot, et quand deux auteurs ont déjà travaillé ensemble, généralement, on a toujours une meilleure qualité globale.
    Le scénariste fait un choix « délibéré » de choisir une histoire simple, malgré quelques idées politiques américaines chères à Frank Miller, à lire entre les lignes : les robots Big Guy et Rusty doivent sauver la ville, et pourquoi pas au passage toute la civilisation humaine. « Délibéré », car il s'agit d'un hommage à ces vieux films des années cinquante de monstres type Godzilla ou à la culture Grindhouse ( merci à Quentin Tarantino de m'avoir fait découvrir cet univers sur le tard avec son film Boulevard de la mort).
    Mais, on y retrouvera aussi un hommage à Osamu Tezuka et de son petit Astroboy à travers Rusty, qui est son portrait caché, avec même pour l'oeil averti, des images déposées dans les décors de la série d'origine ( je plaide pour une publication intégrale messieurs les Editeurs ). Même la bande dessinée franco-belge peut ici y avoir prêté son type de narration prolixe. Je n'en suis pas particulièrement friand, car cassant souvent l'action, et quelles actions sur le papier brillant !
    Plus que Frank Miller, Geof Darrow est à saluer ici pour ces détails justes magnifiques. Les couleurs ont été remise au goût du jour par Dave Stewart (Hellboy), et le grand format proposé par Glénat comics est du coup pertinent. On pourrait presque se croire dans un art book, avec en plus, une galerie de couvertures vraiment exquises.

    Finalement, c'est un classique à (re)découvrir dans un format définitif et cohérent, qui donne envie de se replonger dans les mangas de Tezuka, ou Godzilla et Boulevard de la mort, ou encore Shaolin Cowboy du même artiste, et Hard Boiled de ce duo, décidément, de grands hommes.

    7

    Auray - 19 mai 2017

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