• Critique Spawn - Renaissance T.3 par

    La messe est dite : Al Simmons est revenu à la vie depuis son petit voyage en enfer. Revenu en perdant une grande partie de son pouvoir, il est dorénavant vulnérable et va devoir se reconstruire une vie tout en restant le Spawn… Car notre héros a réussi à préserver un fragment du costume et compte bien l’utiliser !

    Erik Larsen accompagné de Todd McFarlane poursuivent donc leur cycle en ramenant Al réellement à la vie : il redevient donc humain et mortel.
    Franchement, j’ai été terriblement déçu par cette direction, non pas par le retour à la vie mais par un manque d’originalité flagrant des 2 scénaristes. Ici, c’est le retour du héros grim-n-gritty qui surfe sur tous les poncifs de l’anti-héros urbain. Le héros va vivre dans un immeuble insalubre, il corrige violemment les méchants et tombe dans une violence excessive sans grande profondeur. L’autre problème est la maîtrise de son nouveau costume qui progresse trop vite : sans vivre cette montée en puissance, j’ai eu l’impression d’être mis de côté, comme si j’étais exclu de cette aventure.
    Cet album se clôt à travers un crossover avec Savage Dragon et Ant (2 personnages d’Erik Larsen) qui est dans la continuité de la première partie : ça avance avec une facilité déconcertante et rappelle ces crossovers des années 90 dans le déroulé mais aussi dans les enjeux. Ce fut très décevant au final, même si j’ai été intrigué par la situation de Dragon qui est un jeune père.

    Pour couronner le tout, retrouver Erik Larsen au dessin dans un contexte urbain n’est pas vraiment ma tasse de thé… Son style archaïque, que je trouve par moment grossier, fonctionnait dans le monde des enfers mais là je n’y arrive pas. Même si la puissance des coups est bien présente, le manque de finesse m’empêche de m’immerger dans le récit qui se veut plus réaliste.

    Ce 3ème volume de Spawn renaissance est une grande déception. J’avais adoré le cycle en enfer où Erik Larsen resplendissait par son style, mais c’est tout l’inverse dans cet album qui part dans une direction qui se veut plus réaliste rendant le travail de l’auteur trop désuet à mes yeux. Des dires de ce dernier, son travail a été fortement pollué par Todd McFarlane. Vu ce que j’ai lu, je veux bien le croire.

    2

    Blackiruah - 13 juin 2017

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