• Critique Harrow County T.3 par

    Après deux tomes riches en péripéties, et à l’occasion de ce volume intermédiaire calé entre deux arcs narratifs, l’équipe créative laisse souffler la protagoniste principale pour développer les rangs des personnages secondaires. Cette fois, le scénariste s’occupe de plusieurs histoires courtes (toutes reliées par la même toile de fond), pour mieux développer les recoins de cet univers surnaturel. La localisation géographique est un point déterminant sur le plan visuel, puisqu’elle participe à renforcer cette ambiance sombre et poisseuse, imprégnée par l’atmosphère du sud profond des États-Unis.

    Afin de laisser un peu de répit à Tyler Crook, celui-ci a été secondé par Carla Speed McNeil et Jenn Manley Lee sur la partie graphique. Depuis le début du titre, T.Crook est celui qui a su le mieux restituer l’angoisse propre à ce récit, et même si les dessinateurs invités ne sont pas manchots, ils n’ont clairement pas la même aisance (c’est particulièrement vrai avec l’épisode final, dont l’approche graphique à tendance à trancher avec les autres planches de l’album).

    Le prologue sert principalement à introduire un nouvelle menace d’envergure, mais Cullen Bunn a fait le choix de temporiser et d’attendre les prochains tomes pour se concentrer sur cette intrigue. C’est donc le segment central qui se taille la part du lion, et le scénariste en profite pour prolonger la mythologie du titre en faisant endosser aux proches d’Emmy des rôles importants pour la suite.

    En dépit d’un scénario moins dense en termes de bouleversements, Cullen Bunn ne fait pas de surplace pour autant et lance plusieurs pistes intrigantes. Pour le moment, sa série ne montre pas de signes d’essoufflement, confirmant ainsi que le scénariste est plus intéressant à suivre en dehors de ses productions « mainstream » et de ses oeuvres de commande (un peu comme Lemire).

    6

    Marko - 02 novembre 2017

    Avez-vous aimé cette critique ? OUI NON
Vous avez lu Harrow County T.3 ?
Ecrire une critique