• Critique Monstress par

    Un conte japonais aux allures steampunk.

    Marjorie Liu et Sana Takeda sont deux noms qui commencent à être connus au sein de la communauté de fans Marvel. Elles ont collaboré sur la série X23 et je ne serais pas étonné que de là soit née leur association. Avec Monstress, édité chez Delcourt dans nos contrées, elles nous offrent un ouvrage mélangeant conte japonais et univers steampunk avec une belle maîtrise.

    L'histoire :

    "Monstress se situe au sein de l’univers riche des contes japonais. Dieux, humains, ancien, Ubaniste, sorcières, Arcaniques… le monde est peuplé de bien des races. Nous suivrons ici le destin d’une Arcanique répondant au nom de Maika. Un démon vit en elle et ils devront faire face à une suite d’événements qui les mettront en danger, elle comme lui.”

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    L'univers des contes japonais est régulièrement utilisé. Principalement dans les mangas, parfois dans des romans graphiques mais c’est bien plus rare en comics. Pour ma part j’ai très souvent pensé à Naruto* en lisant Monstress. Marjorie Liu est une romancière à succès et n’en n’est pas à son premier fait dans l’univers des comics. Elle prouve une fois de plus son talent en offrant aux personnages une palette de caractère suffisamment complexe que pour ne pas tomber dans le classique “mauvais vs gentils”.

    *Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Naruto est un manga racontant l’histoire d’un enfant qui partage le destin d’un démon renard à neuf queues. Avec lequel il se voit contraint de pactiser afin d'affronter des ennemis communs.

    Malgré les similitudes avec les mangas, Monstress est suffisamment bien écrit que pour arriver à se créer son propre univers. Son monde est bien plus adulte et cruel que ces derniers. C’est donc avec intérêt que l’on suit la souffrance constante et les souvenirs torturés de Maika.

    Pour ce qui est du style, Sana Takeda arrive ici à adopter un genre Steampunk, un peu dans l’esprit du jeu Dishonored. C’est un genre particulier et il n’est pas certain qu’il plaise à tout le monde. Mais ce qui est sur c’est qu’il sert le récit d’une manière magique. Les pelages d’animaux, les pleines pages ou encore les jeux de lumières sont sublimes. Le travail de détails apporté à Monstress était audacieux car il risquait de nuire à la lisibilité mais il n’en n’est rien. On se plaît à regarder les détails de chaque personnage ou décor auxquels Takeda a du accorder un travail admirable. Pour ne rien gâcher Delcourt nous sort ici une couverture mi-mat/mi-brillante, arborant un titre gaufré du plus bel effet.

    Pour une première collaboration on peut dire que Monstress est une franche réussite. Prenant des risques, tant au niveau du scénario que dans le style utilisé. Marjorie Liu et Sana Takeda arrivent à nous accrocher et à nous donner une seule envie; celle de découvrir la suite. De mon coté c’est tout à fait le genre que j’adorerais avoir en animé long métrage. Un jour qui sait…

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    Merci à vous

    7

    FredericPerez - 10 mai 2017

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