• Critique Cinema Purgatorio T.1 par

    Cinéma Purgatorio annonce de grands noms à l'aide de sa couverture magnifique. Elle annonce la couleur avec un film d'une bande de cinéma libérant plusieurs scènes d'horreur, dont des zombies. Car ce livre se composera d' histoires signées en noir et blanc, et composées d'une vingtaine de pages à chaque fois. Autant le dire tout de suite, on est à contre-courant de ce qui est recherché aujourd'hui, avec des super-héros ne finissant jamais leurs combats. Mais ici, on recherchera avant tout l'étincelle d'un Tales of suspense, ou d'un Tales to astonish , quitte à se mettre en danger.

    Effectivement, il faut rentrer dans la première histoire d'Alan Moore où des scènes absurdes se succèdent pour un gorille racontant sa vie comme une copine, le tout en traversant la jungle : c'est vraiment abracadabrantesque ! Pourtant, on est touché par l'homme regardant successivement ses films au cinéma...
    La deuxième histoire, « Code pru », de Garth Ennis (Preacher, Hellblazer), vaut peut-être à lui seul l'achat de ce livre, une vraie merveille, le genre de récit d'horreur dont on aimerait la suite. Le dessin de Raulo Caceres y est pour beaucoup, mais aussi le scénario : des secouristes de zombies, il fallait y penser ! Avec un personnage de femme forte en plus !
    Kieron Gillen (Uncanny X-Men, Journey into Mystery) n'a pas à rougir de son camarade, Modded est un petit peu un mélange des genres, entre héroïc fantasy ou horreur, voire même, une inspiration du Royaume du Nord avec son appellation « Daemons ». L'antihéros est un couard, mais tendre comme un nuage, il n'a effectivement pas vraiment sa place dans un monde de puissants Daemons et de terribles mercenaires fortement armés... et c'est là l'originalité !
    A more perfect union nous fait vivre la guerre de Sécession avec une jolie uchronie finale de la part de Max Brooks (G.I. Joe : Heart &Minds), dont je n'écrirais rien pour ne pas gâcher la surprise. Les passionnés d'histoire seront ravies de retrouver à la fin un petit récapitulatif des personnages réels rencontrés, au cours de cette lecture, comme Joshua Lawrence Chamberlain.
    Enfin, the vast, de Christos Gage (Amazing ou Superior Spider-man) m'a fortement rappelé la lecture de Big Guy par Frank Miller, avec ses monstres géants et ses avions, essayant tant bien que mal d'y faire quelque chose, c'est distrayant !

    Enfin, c'est un livre se voulant hétéroclite, didactique parfois, et surtout horrifique ! Le pari est gagné pour certains de ces artistes, dont on dévorera le parcours en fin de volume, tout en suivant leur création. Un grand bravo pour cette intéressante prise de risque où l'on voit décidément le talent transcender à travers cette fabuleuse lentille noire et blanc.

    7

    Auray - 09 juillet 2017

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