• Critique Silver T.1 par

    Quand on ouvre pour la première fois Silver, écrit et illustré par Stephen Franck, on ne saute pas tout de suite de joies en regardant les dessins. On se dit que, soit l'homme a une patte graphique déjà très personnelle, ou alors, qu'il doit absolument s'améliorer pour le deuxième tome.

    Heureusement pour nous, c'est la première explication qui l'emporte, et cela dès le premier chapitre, car l'application du noir et du blanc, se situe peut-être à côté d'un Hellboy de Mike Mignola pour n'en citer qu'un. On a en commun évidement, de faire transparaître une pénombre idéale à un récit de vampires, mais quand on y regarde de plus près, ce n'est pas qu' un effet d'ombre qui est recherché, mais plus un art géométrique à part entière où l'esthète l'emporte : entre du manga et du comic !
    Et ce n'est pas les pages bonus qui me contrarieront, puisque vous apprécierez toute la minutie faite par l'artiste à travers de longues explications bienvenues qui éclairciront ce travail de longue haleine, avec en plus, une galerie d'illustrations, tout à fait pertinente dans ces moments.
    Stephen Franck a déjà planché sur vingt-cinq longs métrages dont « Le géant de fer » ou « Moi, moche et méchant »... et ça se voit ! On est emporté par le rythme et le dynamisme qui est vraiment à surligner ici, on prend du plaisir à suivre cette histoire de James Finnigan, cet « Ocean Eleven » au pays des vampires, avec un soupçon d'humour d'un Peter Quill des gardiens de la Galaxie.

    Le tome un de Silver a été nommé dans plusieurs récompenses Outre-Atlantique, et c'est effectivement mérité, on a ici un très bon tome, avec une histoire certes, classique pour les connaisseurs, mais on ressent une vraie implication dans le dessin. Qu'il serait dommage, donc, de se fier au final, qu'à une première impression. On tient peut-être là un futur créateur incontournable !

    7

    Auray - 09 juillet 2017

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