• Critique Dark Maul T.1 par

    Il n'a connu que quelques minutes de présence sur grand écran...et dans l'un des films les plus faibles de la Saga des Etoiles...mais Dark Maul a tout de même réussi à imposer une véritable présence, grâce à son aspect impressionnant (et cool aussi avec ces tatouages et ces cornes sur la tête), son regard enfiévré d'une grande intensité, sa façon de combattre et de manier le double sabre-laser, une économie de mots qui a nourri son mystère.
    Dark Maul a été sectionné en deux par Obi-Wan Kenobi à la fin de "Star Wars Episode I : La Menace Fantôme"), mais il en fallait plus pour faire mordre définitivement la poussière au guerrier Zabrak de Dathomir, un concentré de haine pure développé depuis à travers les différents supports de l'Univers Etendu (bandes dessinées, romans, dessins animés...).

    La haine est la principale motivation de Dark Maul, le moteur de son obsession, et c'est ce qui ressort de cette première mini-série Marvel consacrée au personnage. On la doit au scénariste Cullen Bunn, auteur prolifique qui travaille aussi bien pour Marvel ("Magneto", "Uncanny X-Men", "X-Men Blue"...) que sur des séries en creator-owned ("Harrow County", "The 6th Gun"...) et au dessinateur brésilien Luke Ross, qui livre ici des planches nettement plus solides que sur son adaptation en comic-book de "Star Wars : Le Réveil de la Force".

    Bunn explore la soif de vengeance de l'apprenti Sith contre les Jedi en mettant dans un premier temps l'accent sur les caractères opposés de Maul et de son maître Dark Sidious. Palpatine est un maître manipulateur, qui tire patiemment les ficelles dans l'ombre. Maul a été entraîné toute sa vie à tuer des Jedi, façonné pour devenir un redoutable combattant...dans ce récit situé peu de temps avant "La Menace Fantôme", il bouillonne, doute et ne veut plus attendre.

    Une mission de routine attribué par son Maître va le mettre sur la piste d'une jeune Padawan enlevée par une organisation criminelle. L'occasion pour Maul d'affronter une Jedi sans que Dark Sidious soit au courant...ou alors ne serait-ce que l'une des étapes de son long apprentissage ?
    Cullen Bunn retranscrit très efficacement la nervosité du personnage, cette menace constante qui se dégage de tout son être. J'ai également apprécié la façon dont le scénariste a construit l'affrontement annoncé et attendu contre la padawan Eldra Kaitis. D'une évasion, on passe à une chasse à l'homme puis à un combat implacable dans un récit dont l'issue ne fait aucun doute mais dont les péripéties maintiennent l'intérêt jusqu'au bout (même si je reconnais que 4 épisodes au lieu de 5 auraient franchement suffi).

    Pour le seconder dans sa tâche, Dark Maul s'est assuré les services de la bande de mercenaires commandée par le duros Cad Bane. L'occasion de retrouver la chasseuse de Jedi Aurra Sing (pour la première fois là aussi dans les comics Marvel)...et d'ajouter une intéressante dynamique d'équipe à la mission du Sith.

    Une histoire courte centrée sur la rencontre entre deux robots dans les étendues désertiques de Tatooine ferme l'album (et oui, il y a aussi un lien avec Dark Maul), un sympathique autant qu'anecdotique changement d'ambiance servi par le style cartoony de Chris Eliopoulos.


    7

    Le Doc - 30 octobre 2017

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