• Critique Action Comics T.300 par

    Figure importante de la science-fiction américaine, Edmond Hamilton est considéré comme l'un des pères du "space-opera", au même titre que Edward Elmer Smith (Le cycle du Fulgur), autre écrivain qui s'est illustré à ses débuts dans les pages de ces magazines à bon marché qu'étaient les pulps. Edmond Hamilton est principalement connu pour son personnage du Captain Future, passé à la postérité chez nous grâce à la série animée japonaise dont il fut l'objet et traduite sous le titre du...Capitaine Flam !

    Pendant une vingtaine d'années (entre 1942 et 1966), Edmond Hamilton a également écrit des comic-books...et presque exclusivement pour DC Comics. En plus d'histoires pour Batman, La Légion des Super-Héros et des anthologies comme "Strange Adventures" et "Mystery in Space", Hamilton a surtout travaillé sur les nombreux titres Superman, de "Action Comics" à "World's Finest" en passant par "Superman", "Lois Lane", "Jimmy Olsen" et "Superboy". En tout, presque 150 épisodes, dont le numéro anniversaire "Action Comics #300" dessiné par Al Plastino et publié en mai 1963.

    L'auteur s'est inspiré d'éléments de son court roman de 1951 "The City At World's End" ("La Ville sous globe") pour cette aventure qui voit Superman piégé un million d'années dans le futur suite aux manipulations de l'Escadron Anti-Superman. Perdu dans des ruines post-apocalyptiques, le héros n'a plus de pouvoirs à cause des rayons du Soleil devenu rouge. Commence alors pour le kryptonien une longue traversée pour rejoindre sa Forteresse de Solitude, où il espère trouver un moyen de regagner son époque...

    Dans "Superman under the red sun", Edmond Hamilton décrit une situation qui semble dans un premier temps sans espoir pour Superman. Si certaines trouvailles gardent cet aspect fantaisiste (et souvent joliment farfelu comme ces sortes de "ballons sauteurs" géants doués de conscience) des bandes dessinées de l'Âge d'Argent, il y a aussi une véritable mélancolie qui se dégage du parcours de l'Homme d'Acier car Kal-El doit affronter aussi bien la solitude que de nombreux dangers.
    Un périple mouvementé qui aurait très bien pu s'étaler sur un arc narratif en plusieurs chapitres s'il avait été écrit quelques années plus tard...mais en ce temps-là, il y avait très peu d'histoires à suivre et le tout était alors résolu en 14 pages !

    7

    Le Doc - 20 août 2018

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