• Critique Black Panther T.2 par

    Et voilà, c’est tombé ! ces derniers temps, des photos de moi avec ma nouvelle coupe (et donc mes fameuses nattes piquées - et non des rastas- ) ont fuité et la sentence est tombée : “Killmonger ! ” s’exclame un ami en voyant la photo.
    Vraiment ? Même si je suis légèrement flatté d’être comparé à (je suppose) Michael B. Jordan, je ne pense pas avoir autant de charisme et accessoirement autant de muscles… Et je ne vous parle même pas de la version de ce second tome du run de Christopher Priest où T’Challa va être mis à mal par ce dernier.

    Car après avoir remis le Wakanda dans le droit chemin en terrassant Achebe, le roi du Wakanda va être confronté au retour de Killmonger qui dirige dorénavant un territoire et convoite également celui de Black Panther. Mais comment est-il revenu de la mort ? Et comment va-t-il s’y prendre pour parvenir à ses fins ? C’est tout l’objet de ce second tome qui va faire très mal au héros mais aussi au Wakanda.

    Ainsi Christopher Priest continue son run sur le même ton que le premier volume en mélangeant super héroïsme, politique intérieure et extérieure et sujets sociétaux. Mais contrairement au précédent volume, l’auteur va s’attarder sur la fragilité de ses protagonistes avec révélations sur révélations qui vont bouleverser tout ce petit monde menant notre cher roi à sa perte. Mais T’Challa va réussir à se relever avec force… et surtout fracas.
    Il faut admettre que la vraie réussite de Christopher Priest réside avant tout dans ses personnages hauts en couleur et avant tout Everett K. Ross qui amène un ton léger et une certaine originalité au récit (car tout est raconté de son point de vue amenant de belles astuces de narration). Mais l’aventure va noircir son expérience rendant la lecture plus sérieuse et dramatique.
    Au final, ce florilège de tons, le tout saupoudré d’actions et révélations, rendent ce second tome très intéressant même si certains passages, et notamment avec Deadpool, cassent parfois le rythme, amenant parfois une longueur non nécessaire.

    Reste que le titre souffre tout de même d’une prestation graphique dépassée, trop typée années 90 avec ces gros muscles et ces couleurs criardes qui aident pas forcément la lecture, mais heureusement quelques bons passage assez mythiques restent bien illustrés et font passer la pilule. Mais il est clair qu’un tel récit aurait pu devenir intemporel avec des artistes tels que Brian Stelfreeze ou Chris Samnee...

    Ainsi, ce run de Christopher Priest confirme tous les dires à son sujet. Il donne de la superbe à cette icône qu’est Black Panther et fait un travail monstre sur la portée de ce personnage tant sur son pays et ses traditions mais aussi sur l’aspect politique qui est un rouage central de sa saga. C’est donc une très bonne lecture que je conseille à tout amateur et petits curieux du personnage qui redonne également de la superbe à Killmonger… Au final, j’aurais réussi à cacher que si j’ai changé de coupe, c’était pour s’inspirer de ce dernier dans le film… Oups

    7

    Blackiruah - 02 novembre 2018

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