• Critique Deadpool T.1 par

    On connaît la formule : chaque année (ou presque), Panini relance ses revues (qui ont abandonné le format kiosque pour devenir des softcovers courant 2018) pour suivre au plus près la politique éditoriale de Marvel. La dernière initiative en date est désignée sous l'appellation Fresh Start (ou Nouveau Départ). La plupart des titres sont repartis au numéro 1 et selon la campagne promotionnelle de l'éditeur, on peut résumer le Fresh Start par "Nouvelles séries. Nouvelles équipes créatives. Nouvelles directions. Nouveaux Débuts".

    Ce slogan peut être appliqué à deux des trois séries au sommaire de ce nouveau numéro 1 de Deadpool. Car tous les titres n'ont pas été touchés par le Fresh Start et certains ont simplement poursuivi leur histoire débutée pendant la période LEGACY. C'est le cas du Spider-Man/Deadpool de Robbie Thompson qui n'est pas la partie la plus facile d'accès du sommaire pour ceux qui n'ont pas suivi le précédent volume de la revue, ce qui est mon cas. Prendre cette aventure très chaotique en cours de route ne facilite pas la compréhension et le petit résumé disponible dans la page de présentation dédiée n'est pas d'une grande aide.

    Après son long run de cinq ans, Gerry Duggan passe le relais à Skottie Young qui devient le nouveau scénariste de Deadpool, avec Nic Klein et Scott Hepburn à la partie graphique. Le premier épisode colle bien à la définition du "Nouveau Départ" : c'est abordable même quand on n'a pas lu (ou pas encore terminé) la série précédente, les jouets sont rangés et Skottie Young repart à zéro. Wade Wilson est redevenu mercenaire, mais il enchaîne les missions minables et il veut passer à quelque chose de plus important. Comme les films sont passés par là, il fait "équipe" avec Negasonic Teenage Warhead...mais je mets "équipe" entre guillemets car la jeune fille passe pour l'instant le plus clair de son temps sur son smartphone. L'ensemble est fun, les dialogues à la mitraillette et les références méta sont typiques du mercenaire grande gueule, on est donc en terrain connu donc...mais peut-être un peu trop, car Young ne sort pas d'une certaine "zone de confort" pour le personnage, c'est sans surprises. À voir comment les choses évolueront par la suite...

    Après Cable, c'est au tour d'une autre connaissance de Deadpool de rejoindre le sommaire. Wade fait d'ailleurs partie des nombreux personnages qui apparaissent dans les deux premiers épisodes de la première série mensuelle consacrée à Domino. La scénariste Gail Simone dose bien les différents aspects de la vie de la mercenaire, entre missions sur le terrain et soirée d'anniversaire mouvementée qui permet d'introduire efficacement une nouvelle menace qui semble liée de manière très intrigante à la jeune femme. C'est bien caractérisé, j'ai bien aimé les relations et la dynamique d'équipe et les scènes d'action sont percutantes grâce au style très énergique du dessinateur David Baldeon. Un bon début ! 


    6

    Le Doc - 06 février 2019

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