• Critique Superman T.141 par

    Pendant de nombreuses années, le sommaire des revues DC était généralement composé de plusieurs histoires à la pagination variable (et il n'y avait pas non plus de sagas "à suivre"). Certains numéros étaient toutefois consacrés à un long récit en trois parties... et régulièrement ces scénarios proposaient les fameuses "Histoires Imaginaires", ces versions alternatives de l'histoire des personnages.
    Superman, dont l'univers bouillonnait littéralement d'idées pendant l'Âge d'Argent des Comics, était le plus souvent au coeur des ces "Histoires Imaginaires"...mais dans "Superman #141", le retour sur Krypton prenait place dans la continuité (aussi malléable soit-elle en ce temps-là) des aventures de l'Homme d'Acier.

    Scénarisé par Jerry Siegel (qui était revenu sur sa création en 1959 après en avoir été écarté pendant plus de 10 ans) et dessiné par Wayne Boring, "Superman's Return to Krypton" voit le héros projeté dans le passé après une rencontre spatiale avec une étrange créature. Superman se retrouve alors près de Krypton et découvre vite qu'il n'a plus de pouvoirs sous l'effet des rayonnements du soleil rouge. Ironie cruelle : il a survécu à l'explosion de Krypton quand il était enfant...et il pourrait bien mourir en tant qu'adulte dans la même explosion...

    Superman décide alors de rencontrer ses parents biologiques et devient l'assistant de son père, afin de se rapprocher de lui et de l'aider quand les choses deviendront explosives pour sa planète natale. La situation lui permet d'observer Jor-El et Lara dans le bonheur du mariage et de les voir prendre tendrement soin de leur petit Kal-El. Alors qu'il s'interdisait de s'impliquer émotionnellement, Superman tombe amoureux d'une superbe actrice, Lyla Lerrol (Alan Moore saura s'en souvenir pour son "For the Man who has everything" publié en 1985 dans le "Superman Annual 11"). L.L...adversaires, proches, amoureuses potentielles; la vie de l'Homme d'Acier a souvent été connectée à des personnes portant ces initiales.

    Drame et légèreté...amour et peine...avec cette naïveté souvent rafraîchissante propre aux comics de cette période, Jerry Siegel a construit une histoire furieusement romantique et mélodramatique, avec une belle progression dramatique qui se conclut par une autre étrange ironie du sort.
    Déjà dans la dernière case, le souvenir de ce retour sur Krypton s'efface de l'esprit de Superman...peut-être pour rejoindre en fin de compte les autres "Histoires Imaginaires"...

    7

    Le Doc - 11 février 2018

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