• Critique Spawn Dark Ages T.2 par

    Le deuxième et dernier volume de l'Intégrale "Spawn : Dark Ages" compile la deuxième moitié de la série consacrée à l'histoire de Lord Iain Covenant, seigneur et chevalier du douzième siècle, mort aux Croisades et revenu en Angleterre en tant qu'Hellspawn, soldat de l'Enfer au service de Malebolgia. Après le duo Brian Holguin et Liam Sharp à l'oeuvre sur les numéros 1 à 14, cette seconde salve d'épisodes (qui couvre les #15 à 28) a été confiée à Steve Niles et Nat Jones.

    Devenu depuis un nom reconnu dans le domaine de la bande dessinée horrifique, Steve Niles n'avait alors pas encore publié la mini-série qui allait véritablement lancer sa carrière, "30 jours de nuit" sortie chez IDW en 2002 avant d'être adapté au cinéma en 2007. Après ses débuts dans l'auto-édition, Steve Niles a travaillé pour Todd McFarlane Productions vers 1999/2000, d'abord sur "Spawn : Dark Ages" avant de co-signer quelques épisodes de la série principale de "Spawn" et d'écrire une bonne partie du titre "Hellspawn", souvent en collaboration avec Brian Michael Bendis avant le départ d'icelui pour Marvel.

    Le goût de Steve Niles pour l'horreur a trouvé un écrin idéal dans l'univers de Spawn et ses déclinaisons comme le médiéval-fantastique "Spawn : Dark Ages" dont la seconde moitié fonctionne dans un premier temps comme une sorte de "déconstruction" du personnage qui se voit dépouillé de son nécroplasme et par extension de ses pouvoirs. Cette apparente humanité retrouvée met Covenant dans une situation inédite et remet en question sa place dans l'armée de Malebolgia. Si le seigneur déchu pensait retrouver sa liberté, sa quête pour se libérer de sa malédiction n'est pas terminée, loin de là...

    Par bien des points, le run de Steve Niles opère un plus grand rapprochement vers la mythologie de Spawn (notamment par des ajouts visuels et le rôle d'une certaine fratrie monstrueuse dans le 28ème et dernier épisode) tout en s'appuyant sur l'atmosphère mise en place par la précédente équipe créative. Epique et gore, porté par de nombreux bouleversements (l'invasion des vikings, les luttes de religions...), le parcours de Lord Covenant se permet aussi des poses mélancoliques (comme le beau final). Dans la narration, je suis juste un peu plus réservé sur l'emploi des récitatifs qui finissent par devenir un peu pesants selon les chapitres...

    Comme pour le premier album, la partie graphique est inégale, mais le style de Nat Jones, avec ses faux airs de Angel Medina et ses influences à la Frazetta, est intéressant. La qualité ne se maintient pas sur toutes les pages, mais l'ensemble reste plutôt solide avec des visuels très accrocheurs.

    Une galerie d'illustrations, composée de couvertures, recherches et illustrations, complète le sommaire.

    7

    Le Doc - 29 août 2018

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