• Critique Superman - Droit du sang T.1 par

    Avec la maxi-série en 12 épisodes "Superman : Birthright", publiée entre septembre 2003 et septembre 2004, DC voulait (encore une fois) revisiter les origines de Superman et redéfinir le héros créé par Jerry Siegel et Joe Shuster pour une nouvelle génération. Lorsque l'on replonge dans les articles de l'époque, on se rend compte que la place de ce récit dans la continuité était assez floue pendant plusieurs mois car ce n'est que lors de la publication des derniers chapitres que l'éditeur a officialisé "Birthright" ("Droit du Sang" en V.F.) comme la nouvelle origine de Superman, un "reboot pour le nouveau millénaire" pour reprendre les termes de Mark Waid.

    Cette "nouvelle origine officielle" n'a en fait pas duré bien longtemps puisque DC a proposé une autre version des premières années de Superman à peine cinq ans plus tard avec la mini-série "Superman : Origines Secrètes" de Geoff Johns et Gary Frank.

    Comme je l'ai déjà souligné dans ma chronique de "Origines Secrètes", ma préférence va au titre de Geoff Johns. Celui de Mark Waid n'est pas mauvais, loin de là, mais il ne m'a pas enthousiasmé sur la totalité des 12 chapitres. Il y a des problèmes de rythme, principalement dans le dernier acte (variation sur le thème de la confiance qu'inspire Superman, malmenée par les plans de Lex Luthor...Geoff Johns finit sa mini-série sur une idée similaire et s'en sort mieux en jouant selon la même partition) que je trouve trop long, et de caractérisation (le portrait de certains personnages importants de l'univers de l'Homme d'Acier n'est pas toujours convaincant).

    Des défauts...et aussi des qualités, comme le prologue, qui s'ouvre comme souvent sur la destruction de Krypton, qui trouve un écho dans la jolie boucle finale. La première partie en Afrique établit efficacement la personnalité de Clark/Kal-El et les bases de son futur parcours. Les scènes à Smallville avec ses parents sont savoureuses...l'air est connu, mais c'est le genre de passage qui n'a, à mon avis, pas à être changé et qui me plaît toujours beaucoup (les fondamentaux, quoi...).

    Pour sa réinterprétation moderne des débuts de Superman, Mark Waid a avoué s'être inspiré d'éléments établis par Elliott S. Maggin, prolifique scénariste des comics Superman dans les années 70 et 80, notamment pour son portrait de Lex Luthor, une réinterprétation qui doit aussi beaucoup à l'influence du jeune Lex joué par Michael Rosenbaum dans la série télévisée "Smallville".

    La maxi-série "Superman : Birthright" n'est donc pas toujours bien maîtrisée (je préfère la première moitié)...et la même remarque peut aussi s'appliquer à la partie graphique signée Leinil Francis Yu et Gerry Alanguilan...tout en étant tout de même intéressante sur certains points.

    6

    Le Doc - 04 juillet 2018

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