• Critique Saga T.8 par

    Dans ma vie, j’ai toujours eu des chats (je pense que vous l’aviez compris depuis), et je tiens à toujours les avoir les plus jeunes possibles (et sevrés). D’ailleurs, mon premier chat est né dans mon armoire et il s’appelait Robin… Je vous laisse deviner pourquoi. Si j’ai toujours eu mes chats très tôt, c’est parce que j’aime les voir grandir, les éduquer, c’est une belle aventure pleine d’amour qui lie d’autant plus mon attachement à mes animaux.

    “Saga” fonctionne de la même manière, nous narrant l’évolution d’Hazel dans cet univers farfelu tout droit sorti de la tête de Brian K. Vaughan. Dans le précédent volume, les dernières pages montraient le pire, Alana avait perdu le bébé durant un choc lors de son évasion. Ce nouveau volume nous montrera donc quelle solution le couple choisira. Parallèlement, c’est tout le petit monde autour de Marko et Alana qui vont avancer chacun à leur manière pour leur bien mais aussi pour le pire…

    Brian K. Vaughan a bien huilé sa mécanique dans “Saga”, tout fonctionne tout seul avec des évènements qui permettent de faire évoluer absolument tous les personnages, que ça soit Alana qui se voit avoir une nouvelle condition suite à la mort de son enfant durant la grossesse, Robot ou Petrichor qui se verront affronter les déceptions que peuvent offrir une vie et ses rejets et évidemment Hazel qui découvrira ce qu’aurait pu offrir l’existence d’un frère dans sa vie. C’est comme toujours très agréable à lire, l’auteur sait rythmer sa saga en alternant dialogues savoureux, actions impliquant une certaine cruauté, et les surprises à chaque cliffhanger (cette série est devenue maître dans l’art de nous étonner à chaque dernière page de chapitre). Malgré tout, ce volume reste un album de transition qui permet d’installer de nouveaux statuts quo ainsi qu’une nouvelle menace qui va relancer la machine.

    Je ne peux pas parler de Saga sans évoquer le travail incroyable de Fiona Staples qui poursuit son travail visuel incroyable. Le travail de peinture instaure toujours des tons enchanteurs associés à des designs loufoques (avec pour thème le western ici) et des mises en scène quelques peu… choquantes et du coup hilarantes. L’artiste brille aussi dans l’expression des visages rendant le tout très vivant et crédible. Fiona Staples est une illustratrice d’exception et elle le montre encore une fois dans ce volume.

    Au final, cette “saga” prend un peu son temps mais poursuit l’aventure à travers cette histoire narrée par Hazel qui s’avère toujours un plaisir à lire même si ce 8ème volume reste avant tout une transition vers une suite que j’espère un peu plus ambitieuse… comme la vie de mes chats !

    7

    Blackiruah - 03 mars 2018

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