• Critique Ninjak T.5 par

    L'avantage dans ma résidence c'est qu'il y a un grand parc et j'adore me poser sur le balcon pour observer mes chats et c'est d'ailleurs particulièrement amusant quand il chasse. il suffit de les regarder : ils se cachent, sont tout excités et ils essaient d'être hyper discrets. En fait, c'est un espèce de fac-similé de ninja. Et justement quand ces derniers ne font pas leur petite activité, grâce à Bliss comics, je peux avoir aussi ma dose de ninja avec la série NinjaK dont est sorti le dernier volume du run de Matt Kindt.

    Ce volume, particulièrement épais, est composé de deux arcs :

    Le premier nous propose un récit qui se passe principalement dans le futur (type de récit dont est friand la franchise de Valiant) où nous suivons une aventure de NinjaK accompagné du guerrier éternel en quête de retrouver une des dernières ombres. Le récit est très plaisant et marque par ce savoir-faire, qu’a Valiant, de lier cet arc complètement ancré dans le futur avec la situation présente. Ainsi, cette petite astuce ajoute une grosse dose d’enjeu à l’arc, le rendant palpitant, d’autant plus, qu’il est particulièrement musclé grâce aux dessins de Khari Evans même si on reste en deçà d’un Stephen Segovia comme on verra par la suite.

    Dans le dernier arc, NinjaK est convoqué par Roku qui a réuni/libéré les 7 ombres car convoquées pour une dernière mission par un mystérieux client lié à l'univers magique de Valiant. Ce dernier récit est en quelque sorte le feu d'artifice de Matt Kindt dont l'intrigue est profondément liée à l'univers et au crossover “book of death”. L’auteur réussit le pari de livrer un récit haletant bourré d’action tout en jouant avec les intrigues installés depuis le début. J’y ai retrouvé tous les éléments qui m’ont plu dans cet arc. De fait, l’auteur nous montre qu’il sait exploiter totalement le concept de ninja doté d’une technologie totalement “cheatée”, avec une tonne d’idées invraisemblables, donnant lieu à un thriller bourré aux hormones entraînant une lecture frénétique et jouissive. Et d'ailleurs, ce dernier arc bénéficie d’un visuel léché dessiné par Stephen Segovia aidé par d’autres artistes dont Cafu. Ils délivrent des planches totalement hallucinantes parvenant à mettre en mouvement Colin King avec un style réaliste au dynamisme étonnant : un régal !

    Au final, après un premier volume un peu poussif, la série “NinjaK” a pris de l’épaisseur au fur et à mesure pour devenir un excellent thriller d’action à mi chemin entre comics d’arts martiaux, d’espionnage sur fond de drame pour le héros principal. D’ailleurs, Matt Kindt a su donner une direction maline pour le personnage qui le rend avant tout humain, soit la meilleure qualité pour faire un bon super héros ! Et justement c’est ce que démontre tout ce run qui s’avère incontournable pour les aficionados de Valiant et/ou amateurs de séries d’action. En plus, lire NinjaK n’implique pas de risques de voir vos chats débarquer avec leurs trophées… Et ça… Ça n’a pas de prix.

    8

    Blackiruah - 27 mai 2018

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