• Critique B.P.R.D - L'Enfer sur Terre T.7 par

    Ce tome 7 de "B.P.R.D. : L'Enfer sur Terre" est à nouveau bien fourni avec 10 épisodes : 8 numéros de la série principale auxquels il faut ajouter la mini-série en 2 épisodes "B.P.R.D. - Hell On Earth : Exorcism" qui s'intercale entre deux arcs narratifs. Il s'agit donc de l'équivalent des 13ème et 14ème albums U.S. et de l'avant-dernier chapitre du deuxième grand cycle d'histoires consacrées au Bureau de Défense et de Recherches sur le Paranormal.

    "L'Enfer sur Terre" connaîtra son épilogue dans le prochain volume et en attendant, les scénaristes Mike Mignola et John Arcudi font grimper encore plus les enjeux avec un arc justement intitulé "La Fin des Jours". Avec un titre pareil, ce n'est pas gâcher le suspense que d'écrire que les choses se présentent mal pour les agents du Bureau. Chaque protagoniste a son lot d'épreuves à affronter, face à la Flamme Noire et à la gigantesque menace qui fait son apparition sur Terre dans un déferlement de bruit et de fureur. C'est aussi l'occasion de revoir Liz Sherman en action et d'être à nouveau impressionné par l'évolution de ses pouvoirs. Depuis la fin de l'album précédent, le médium Johann Kraus s'est trouvé un nouveau corps, l'armure Sledgehammer 44, ce qui lui permet d'occuper un rôle encore plus offensif dans la lutte contre les forces maléfiques qui se déchaînent sur Terre.

    Le bon travail sur les personnages est complété par des visions de destructions spectaculaires qui montent inexorablement en puissance. Laurence Campbell n'est peut-être pas un dessinateur au style particulièrement explosif, mais il restitue bien cette atmosphère apocalyptique (déferlements d'énergie, immeubles en ruines, ciel couleur cendre...) aidé en cela par le toujours excellent travail du coloriste Dave Stewart.

    L'une des choses que j'apprécie dans la saga "L'Enfer sur Terre", c'est que chaque arc narratif explore des ambiances différentes, en mettant par exemple l'accent sur un ou des personnages qui n'ont pas encore connu leur "moment de gloire". C'est le cas du diptyque "Exorcisme/L'Exorciste" chapeauté par le doué Cameron Stewart. Stewart a pris ce qui était presque une "figurante" dans la distribution de la série, une agent du nom de Ashley Strode, pour développer son histoire et lui donner une fonction intéressante au sein du Bureau.
    La mini-série "Exorcisme" et sa suite "L'Exorciste" reviennent à une dimension en quelque sorte un peu plus "intimiste" (par rapport à la menace plus globale de "La Fin des Jours"), avec le parcours initiatique d'une jeune femme qui parcourt les routes de l'Amérique pour aider ceux qui en ont besoin. Le cadre de la maison hantée (inspirée par une véritable demeure qui se trouve dans l'Oregon, d'après les commentaires de l'auteur) entretient un suspense réussi qui se referme sur un percutant affrontement.
    Pour des raisons d'emploi du temps, Cameron Stewart n'a pas pu dessiner l'arc "L'Exorciste". Il a été remplacé par Mike Norton qui assure efficacement la continuité entre les deux récits.

    Comme d'habitude, les scénaristes et les dessinateurs nous donnent un aperçu de leur processus créatif dans l'excellent carnet de croquis qui conclut le volume.

    8

    Le Doc - 25 mars 2018

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