• Critique Wonder Woman Rebirth T.2 par

    Ah les paupiettes de veau faites par mon père, quel régal ! Ce plat me rappelle tellement de vieux souvenirs… Les dimanches en famille… le football avec mon père… Bref que des bons souvenirs. Ce plat est ma petite madeleine de Proust, tout simplement. Chez DC Comics, il semble que c’est l’association de Greg Rucka sur la série Wonder Woman qui soit une valeur sûre. Ainsi, en profitant de la période “Rebirth”, Greg Rucka a récupéré la série pour remettre de l’ordre après le passage catastrophique du couple Finch.

    Néanmoins, le premier volume m’avait laissé circonspect. Je n’y ai vu rien de nouveau, juste un récit d’origine avec la même structure que celui de George Perez mais modernisé. Rien de bien passionnant en somme.
    C’est avec ce second volume que le run de Greg Rucka commence réellement. Dès les premières pages, Wonder Woman comprend, depuis l’event Rebirth, que son passé est flou, composé de plusieurs origines différentes loin d’être logiques. Elle finit par comprendre que tout est mensonge et part en quête de vérité. Problème : elle n’arrive plus à retourner sur Themyscira. Elle recherchera donc une vieille amie pour l’aider... qui n’est d’autre que Cheetah ! Les retrouvailles ne seront pas de tout repos pour l’héroïne et pour le plus grand plaisir du lecteur.

    Le voilà enfin le vrai début de ce run ! Ici, Greg Rucka veut mettre un gros coup de pied dans la fourmilière et repartir de zéro. Pour cela, à travers cette quête de la vérité, le scénariste va ramener l’héroïne qu’il aime tant : la Diana iconique et figure mondiale de protection des personnes sans défense. L’auteur remet aussi au premier plan sa relation avec Steve, qui s’avère particulièrement bien écrite, où nous ressentons un lien intime entre les deux qui s’avère touchant. Pour le reste, le lecteur découvrira un récit très dynamique soit par les combats impressionnants, soit via les découvertes perturbantes que Greg Rucka distille pour cette nouvelle Wonder Woman : très agréable à lire dès la première page.

    Mais ce volume ne serait pas aussi bon s’il n’était pas illustré par Liam Sharp, ce génie du dessin qui sublime tout l’arc. Son style réaliste impose une atmosphère épique, parfois divine si je puis dire, avec une construction tellement iconique par moment que j’en ai eu des frissons. L’artiste parvient à rendre Diana glamour tout en gardant ce côté guerrier voir rustre par moment. Avoir un tel artiste est sans contexte un énorme avantage et Greg Rucka l’exploite à merveille.

    Au final, je regrette le choix des éditeurs (DC tout comme Urban) de proposer ces 2 arcs séparément. Il faut savoir que les issues de ces 2 récits sont parus par alternance, où chaque épisode répondait à l’autre donnant plus de sens et d’intérêt au récit d’origine, contrairement à ce choix qui perd cette spécificité et une partie du plaisir… Dommage !

    Reste que ce second volume annonce une vraie saga épique avec de vrais enjeux et un retour au source pour le personnage. J’ai été rassuré avec ce second volume et même subjugué par cette sublime Wonder Woman charismatique en quête de vérité… vraie ! Hâte de découvrir ce que nous réserve la suite, que je lirai surement accompagné de paupiettes de veau !

    8

    Blackiruah - 01 décembre 2017

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