• Critique Les Chroniques de Riverdale T.1 par

    Jamais je n'ai loupé, après une bonne journée de travail, une fois les enfants couchés, ma séance série du jeudi sur Netflix, Riverdale. Elle me rappelle sa cousine lointaine Dawson's creek, une bande d'adolescents voulant rester amis quelles que soient les épreuves pour passer à l'âge adulte, ils restent toujours unis face à l'adversité. Bon, j'ai passé l'âge de faire comme à l'époque, et de rechercher activement dans une bijouterie le même bracelet que Pacey Witter, mais je ne serais pas surpris qu'un adolescent revête un jour, le même bonnet que le charismatique Jughead, incarné sur le petit écran par Cole Sprouse.

    Mais on oublierait presque qu'Archie fait partie des comics américains depuis près de soixante-dix-sept ans, mais totalement boudé en France... jusqu'à maintenant, grâce à la série. Le nouveau responsable éditorial Roberto Aguirre-Sacasa a réussi à faire passer les frontières notre bande. Glénat a sorti pour l'occasion un nouveau label, Log-in, apparemment ciblant les adolescents. Bon, là-dessus, comme pour les mangas, je n'ai pas envie de m'enfermer dans un public défini, mais là n'est pas le débat, je peux pourtant déjà vous conseiller cette série à tous les fans, car « les chroniques de Riverdale » sont un comic inspiré d'une série inspirée d'un comic, vous suivez ?
    Tous les chapitres présentent une facette d'un personnage, on y lit ce qui est seulement suggéré dans la série, par exemple, comment Archie Andrews a rencontré Madame Grundy, où on verra la vie de Véroniqua au Dakota avant que son père aille en prison, ou l'été de Betty avant la rentrée des classes, et le début des désillusions concernant l'ami d'enfance de Jughead. Bref, on peut situer facilement ce livre avant et pendant la saison une.
    Une myriade d'artistes et de scénaristes sont impliqués, les décrire tous serait rébarbatif, on reste dans des graphismes passant du sombre que peuvent parfois engendrer les sentiments liés à Riverdale, comme on peut trouver plus coloré et joyeux, dans le pur style de ligne claire inspiré de la bande dessinée. De plus, on reconnaît facilement les acteurs, une photo d'eux assez stylée sépare chaque chapitre, alors on peut facilement comparer. Seul deux sur neuf m'ont seulement moins plus graphiquement, et sont peut-être plus anecdotiques, mais rien de grave, sincèrement. À noter que chacun est constitué d'environ dix pages. En tout cas, c'est une très bonne note pour les Éditions Glénat, malgré ce label adolescent, certes le tout reste simple, mais efficace pour n'importe quel lecteur.
    L'introduction de Roberto Aguirre-Sacasa est aguichante en point d'entrée, et toutes les couvertures sont présentes en fin de volume, rien que celle de Francesco Francavilla (Black Panther, l'homme sans peur) vaut le coup. Mais on trouvera aussi la comparaison de l'évolution graphique et vestimentaire des personnages principaux à travers le temps, comme la grande histoire américaine d'Archie comics. Alors si je vous dis qu'en plus de tous ces apéritifs on a également à boire, on se surprend à trouver les premières pages d'Archie de Mark Waid et Fiona Staples prévu pour juillet.

    Je ne l'écrirai jamais assez, fan d'Archie comics et surtout de la série Riverdale, tous âges confondus, ce livre est fait pour vous, le faible prix devrait vous convaincre, ainsi que sa couverture souple et amovible. Une vraie arrivée de qualité grâce à Glénat Comics. Du coup, on sera au rendez-vous en juillet, septembre, et octobre pour Riverdale présente Archie, Betty et Véroniqua et enfin Jughead !

    8

    Auray - 08 juin 2018

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