• Critique Alex Ada T.3 par

    Avec ce troisième tome conclusif, l’équipe créative garde le cap de son approche narrative graduelle, en délaissant le volet technologique/éthique pour se concentrer sur la relation entre deux êtres (le véritable sujet derrière le vernis de la science-fiction), et le combat d’une minorité sur le long terme, lié à la progressive évolution des moeurs, en bref à tous ces éléments et notions à la résonance universelle.

    Puisque les thèmes n’ont, en soit, rien d’original ou d’inédit, l’intérêt tient donc plus dans le traitement choisi, par le biais de l’angle narratif. Cela vaut aussi pour l’aspect visuel, plus intéressant dans son type de découpage fixe que dans le dessin pur. L’intrigue se concentre toujours autant sur la dimension intimiste et la sensibilité des personnages, en ayant à coeur de rester sobre et sans verser dans une emphase dramatique (quitte à laisser parfois l’émotion du lecteur sur le bas-côté).

    Pour vivre heureux, vivons cachés ; ce proverbe, les deux personnages principaux de la série sont bien obligés de l’appliquer puisque la loi prohibe ce type de rapports entre humains et androïdes. Alors que l’étau de la loi se resserre, et que l’atmosphère se fait plus tendue, les deux tourtereaux n’ont d’autre choix que d’opter pour la fuite, en dépit d’une tournure s’annonçant inéluctable. La difficile évolution des mentalités et de la tolérance ne se fait pas sans drames ni martyrs, mais malgré son lot de catastrophes, la série ne verse pas dans une amertume prononcée, sans doute parce que le champ des possibilités de ce futur d’anticipation permet un rétropédalage inespéré, lui permettant ainsi de s’achever sur une note apaisée et sereine.

    7

    Marko - 28 mai 2018

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