• Critique Nailbiter T.4 par

    Un pas en avant, deux pas en arrière. Chaque découverte amène son nouveau lot de mystère. Dès qu’on apprend à mieux connaitre un personnage, il n’en devient que plus complexe. Lorsque l’on pense avoir cerné la totalité des protagonistes de l’affaire, une nouvelle personne apparaît. Le scénariste se joue de nous, il nous promène à droite, à gauche, dans son récit sanglant et énigmatique.

    Ce nouveau tome a pour originalité de nous sortir de la ville de Buckaroo pour nous plonger au cœur d’une enquête policière à Atlanta. Un tueur en série semble sévir dans cette ville et une question est sur toutes les lèvres : est-ce l’avènement d’un nouveau boucher de Buckaroo ? C’est l’agent Barker du FBI, qui peine à se remettre de son enlèvement, qui va tenter de répondre à cette question avec l’aide de l’agent Finch. La ville native des serial killers n’est pas mise de côté pour autant puisque Crane y est toujours, déterminée à découvrir l’origine de mal.

    Comme lors des précédents tomes, le dessin et la mise en couleur contribuent toujours à merveille à l’établissement de l‘ambiance toute particulière du récit. On peut sentir le désarroi et la stupeur dans les traits et expressions des personnages et la couleur réussie à nous submerger de tons inquiétants, ce qui finit de donner naissance aux scènes oppressantes de ce comics.

    Au fil de la lecture, nous avons beau en apprendre plus sur certains personnages et sur ce qui semble relier les tueurs en série, il y a également un côté très frustrant à ce comic book. Lorsque l’on arrive au tome 4 d’une série, on espère avoir une vision un peu plus globale de l’intrigue, mais ce n’est pas le cas ici, la solution nous reste pour le moment très opaque. Et si je suis toujours bien emballée par l’histoire, je commence à sincèrement espérer que le tome 5 nous apporte un peu plus d’éléments concrets à nous mettre sous la dent !

    7

    Equinoxe - 24 janvier 2018

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