• Critique Greg Rucka Présente Wonder Woman T.3 par

    Vous savez j’adore jouer avec mes chats mais du coup je déteste quand une intervention externe vient me perturber pendant que…. je les enquiquine. Et c’est un peu le sentiment que j’ai eu en lisant ce dernier volume du run de Greg Rucka sur Wonder Woman, finissant sur un gout d’inachevé….

    Diana a fini par vaincre Méduse, au prix de ses yeux, permettant d’asseoir l’autorité d'Athéna qui a pris les rênes de l’Olympe. Mais cette lutte a coûté la mort d’Hermes. C’est ainsi que la maîtresse des dieux va missionner Wonder Woman d’aller sauver ce dernier dans les enfers, ce qui ne plaira pas forcément à Hadès… et ses frères !

    Après une introduction quelque peu banale où l’héroïne doit affronter Reverse Flash et Cheetah pour s'accommoder de sa nouvelle condition, nous attaquons cet album avec une plongée dans l’enfer avec Diana, le tout bien accompagné. Nous retrouvons les éléments qui font tout le sel de la série, une aventure épique, de la ruse et un scénario bien ficelé qui nous mènera vers une conclusion très intéressante permettant de comprendre assez vite que Greg Rucka veut complètement remodeler le paysage des dieux grecs. Mais après cette première partie de grande qualité, ce run va subir un drame... Le crossover “Infinite crisis”…

    Alors attention, j’adore ce crossover mais il arrive ici comme un bruit strident qui dérangent mes chats en pleine activité de recherche de laser. L'événement amène des éléments qui vont complètement casser la dynamique même si certains sont intéressants. Je pense surtout à la mort d’un personnage important de l’univers Marvel qui remettra en question la place de Diana dans notre société, mais l’irruption des OMAC (cf. Infinite crisis) va tout jeter à la poubelle à une vitesse affolante… Un vrai gachi !
    C’est dans ce genre de situation que nous pouvons comprendre tout l’effet néfaste de la continuité et des crossovers. Alors attention, le récit reste agréable à lire car il nous plonge dans une situation d’urgence qui poussera Wonder Woman à faire un choix cornélien mais je ne peux m’empêcher de penser que Greg Rucka souhaitait aller plus loin avec ce run.

    Notons que graphiquement, le premier arc (important) est dessiné par Rag Morales, un de mes dessinateurs préférés, qui livre un travail de qualité dans le pur style super héroïque avec une certaine élégance que j'apprécie énormément. Pour le reste, ça reste dans le mainstream avec des illustrations qui lorgnent du côté de l’iconique : classique mais efficace.

    Au final, ce run m’a tenu en haleine tout le long, sauf sur le dernier arc qui gâche ce joli passage de Greg Rucka sur le personnage. Si je mets de côté cette fin, le run de Rucka pose une Wonder Woman en tant que symbole de paix. Il aborde de front la politique avec le message véhiculé par l’héroïne qui peut déranger cette société américaine parfois trop puritaine, mais il peut toucher aussi les gens et créer de l’admiration face à un tel discours. Mais ce run apporte aussi un vent de fraîcheur sur la vision des dieux grecs avec de vraies manipulations qui mêleront Wonder Woman dans ce jeu de pouvoir qui amènera aussi du renouveau. Bref, c’était presque parfait, je pense que Greg Rucka aurait pu aller au bout de son travail s’il n’avait pas été pollué par Infinite crisis mais bon… C’est la vie, et c’est terriblement frustrant. Alors oui le run est incontournable pour les 5/6ème de l’ensemble mais dommage que tout se finisse en eau de boudin… Au moins il me reste mes chats et vu qu’il y en a un qui semble bien dormir… Je sens que je vais m’amuser !

    5

    Blackiruah - 24 février 2018

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