• Critique Justice League Rebirth T.4 par

    Je parlais justement dans la critique précédente, qu'il aurait peut-être fallu un tome double pour apprécier les aventures de la Justice League dans son ensemble. Effectivement, nous avons toujours la mauvaise impression de lire des épisodes de transition en attendant un ennemi annoncé comme énorme, et on espère franchement que ce ne sera pas un coup dans l'eau. Pourtant ces épisodes ne manquent pas de nous amuser... et de redonner à la gent féminine toute sa place dans le monde de DC.

    La nouvelle Lantern, Jessica Cruz, est décédé dans les bras de Barry, alias le Flash. Une course interminable s'engage alors, sous le scénario et le dessin de Bryan Hitch. Toujours dans le grandiose qui qualifie ce dernier, cet épisode reprend les codes du genre actuel : du beau spectacle, tout en prenant en compte le côté humain de nos justiciers, l'amour naissant, ou encore l'amitié, et surtout, la culpabilité de nos héros au pouvoir de Dieux de changer dans le mauvais sens ne serait-ce qu'une vie humaine. Bref, deux chapitres qui se lisent d'une traite, surtout quand on est fan d'Allen comme moi !
    La suite met les nouveaux Lanterns en avant, et surtout Jessica, qui, il est vrai, reste un atout de charme dans la Justice League, de par son histoire complexe, et son aspect de débutante à pouvoirs plus qu'exceptionnels. Les femmes dans les comics ont enfin une vraie place. « Un millier de petites choses » se penchera plus sur sa place au sein de la ligue. Effectivement, elle essaye d'éradiquer une menace microscopique au sein de la tour de garde qu'elle a elle-même, amené à son insu. Son histoire avec ses nouveaux amis s'arrêtera-t-elle ici ? Puis, on lira la « terreur », où le regard d'une petite fille qui a peur d'elle va l'amener à se surpasser. Des épisodes vraiment sympathiques et plaisant à suivre par différents artistes DC , dont Tom DeFalco pour ne citer que le plus célèbre.
    C'est pour cela que l'épisode de Dan Abnett m'a suscité moins de plaisir, alors que je suis friand de ses aventures sur la série mère Aquaman. Pour ceux qui suivent cette série, notre homme-poisson est bloqué par un coup d'État dans le royaume d'Atlantide, du coup, Mera se sent inutile sans son homme, et se bat même contre la ligue, complètement abasourdie et en colère par cette nouvelle vie sans lui. On comprend ce que la ligne éditoriale a voulu faire en mettant une autre figure féminine sur le devant de la scène, pourtant, quand on la lit si perdue sans son mari, on sent encore qu'il y a du boulot pour que la femme se sente libérer de l'influence de l'homme dans les comics et sa misogynie, surtout que l'on surprend dans « reborn » que sa présence reste encore anecdotique pour le moment au sein l'équipe. On espère des épisodes centrés sur elle dans l'avenir, comme précédemment pour Jessica.
    Donc, on finit sur cette renaissance, sans aucun lien avec « rebirth », il s'agit en fait de Shirak, un ancien adversaire immense et puissant sous les traits de Tom Derenick (Injustice). Il marque pour ce volume le retour de Bryan Hitch au scénario, où encore une fois, il est lié au passé des Lantern qui s'étaient mis à plusieurs pour le vaincre, alors les deux nouveaux seront-ils à la hauteur ? J'ai bien cru ici que la menace qui pèse sur nos héros depuis le début faisait enfin son apparition, mais on sait maintenant grâce à l'enquête de Batman que celle-ci n'a jamais été aussi proche...

    Un album pour les fans de Flash, et surtout des Green Lantern où, enfin, en plus de Wonder Woman, on tient une vraie super-héroïne qui devient, avec le temps, un pilier au sein de la Justice League. Mais le manque de confiance et d'expérience ne va pas lui porter préjudices face à l'arrivée du plus grand de leur ennemi ?

    8

    Auray - 19 septembre 2018

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