• Critique BFI - Les Classiques du Cinéma T.14 par

    Mes précédentes chroniques sur la collection "BFI : Les Classiques du Cinéma" étaient consacrées, à une exception près, à des films que je connais très bien pour les avoir vu plusieurs fois et lu de nombreux articles et livres à leur sujet. Ce qui n'est pas le cas d'"Akira", le long métrage d'animation de Katsuhiro Otomo sorti en 1988 (les français ont attendu 1991). Je n'ai vu "Akira" qu'une seule fois, lors de sa première diffusion à la télévision française sur Canal + (il y a donc bien longtemps)...et je n'ai jamais lu le manga dont il est tiré (je ne suis d'ailleurs pas un grand lecteur de mangas).

    Ma cinéphilie ne s'est pas souvent tournée vers le cinéma asiatique (j'ai quand même eu ma période John Woo dans les années 90, j'ai du voir "Le Syndicat du Crime" et "The Killer" une dizaine de fois), ce qui n'exprime pas un désintérêt je le précise (juste des lacunes que je comblerai un jours). J'ai donc appris beaucoup de choses dans ce quatorzième tome des BFI...

    Les auteurs, Michelle Le Blanc et Colin Odell, exercent également les activités d'animateurs radio et critiques de cinéma. La construction de leur étude est assez classique : la première partie, la plus longue, analyse l'oeuvre d'Otomo, ses thématiques, tout en la remettant dans le contexte de sa création (avec par exemple l'ajout d'extraits et de critiques d'époque). Un brin fouilli par moments (ou alors j'ai été parfois un peu perdu parce que je connais mal le film), mais le duo retombe toujours sur ses pattes.

    Dans les trois autres chapitres, Le Blanc et Odell reviennent sur les conditions de production, les comparaisons avec le manga, l'héritage important de "Akira" et la suite de la carrière d'Otomo. Les fans du long métrage et de Katsuhiro Otomo ne devraient donc pas apprendre beaucoup de nouvelles choses, mais pour ma part j'ai trouvé ça très bien synthétisé, avec comme à chaque fois une bonne iconographie.
    Je regrette juste quelques coquilles et erreurs (par exemple, "Le Tombeau des Lucioles" devient "La Tombe des Lucioles" et il manque le nom du réalisateur Shin'ya Tsukamoto après la mention de son film "Tetsuo").

    7

    Le Doc - 13 novembre 2018

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