• Critique Quantum and Woody Must Die T.1 par

    Comment ? Ai-je loupé quelque chose ? Quantum et Woody doivent mourir ? Mais pourquoi ? Je les aime bien ces deux frères complètement déjantés ! Bon, il est vrai que leur relation, c'est un peu la chanson de Gainsbourg : je t'aime, moi non plus ! En plus, comble de tout, ils n'ont pas le choix de faire « Klang » avec leur bracelet, sinon tous leurs atomes se retrouveront détachés, et ça peut être quand même un peu désagréable de mourir ! Bref, on retrouve dès le premier chapitre un ennemi vu dans le troisième tome, le trop maléfique scientifique Thomas Edison, et si vous vous posez la question, c'est bien le vrai !

    Autant dire que le délire est, dès le début, avec la super-héroïne Nord-Coréenne bien dessinée par Pere Pérez (Faith), Tim Siedell l'a bien compris, on s'en fiche rapidement en fait ! Ici, on peut tout se permettre en étant cohérent, bien sûr, avec les personnalités de nos apprentis héros, qui ont encore bien du chemin à faire pour sauver au moins une vie, alors sauver la planète, on a du mal à se l'imaginer ! Un épisode très important sur les mondes parallèles où un nouveau personnage fait son apparition, et autant le dire tout de suite, il va taper fort, il faut lire jusqu'à la fin ! Un épisode clé lui est consacré dans le troisième épisode « ennemi mortel », des indices pour le tome suivant ?
    Après ce dernier, et un épisode de Noël sympathique du scénariste des origines James Asmus, il passe à pourquoi encore une fois nos héros doivent mourir, en quatre épisodes bien ficelés.
    Franchement, on sent à présent l'expérience sur le papier, où tout est millimétré, il aura suffi de quelques épisodes pour trouver un rythme de croisière fort agréable. On rit, on est surpris, parfois ému, mais pas trop non plus, en tout cas vous ne serez pas déçu si vous êtes fans de ce genre de franchise qui ne prend pas la tête, et qui n'a que pour objectif de divertir les lecteurs amateurs comme les plus exigeants.
    On remarque toujours de belles trouvailles lors des situations rocambolesques avec le psychiatre, « Terminal » ou l'homme atteint d'un Cancer qui sera lié à tout jamais à Quantum et Woody, l'ambigüe Sheila, la chèvre « papa », et même le panda, tiens ! En parlant de bonnes idées, les couvertures de galerie de fin sont tout aussi très satisfaisantes, je me suis vraiment arrêté sur quelques-unes, notamment celle de Chip Zdarsky (Howard le canard).

    On finit sur un heureux événement, soit une naissance très attendue... ou pas ! Et surtout sur un sentiment où, malgré la légèreté supposée, rien n'est laissé au hasard au niveau scénario comme pour le dessin de Steve Lieber (le fameux Superior Foes of Spider-Man), ou pour les couleurs éclatantes de Dave McCaig, et le tout, en gardant les liens des épisodes précédents. Un tome sans fausses notes, alors Woody, n'arrête jamais de raconter tes c...nneries !

    9

    Auray - 09 mai 2018

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