• Critique Mike Carey Présente Hellblazer T.1 par

    J’ai une de mes chattes qui est une vraie excitée… Elle saute partout, court dans tous les sens… Un enfer quand elle s’y met ! Mais par moment, l’envie lui prend de devenir caline, mais c’est rarement durable puisque chassez le naturel, il revient au galop. C’est d’ailleurs l’idée de fond de Mike Carey sur le run d’Hellblazer, un retour pour John Constantine où la magie revient en force !

    Pour rappel, la série sort du run de Brian Azzarello, qui bien qu’elle soit de grande qualité, livrait des récits plutôt terre à terre où la magie se faisait très rare, voire même à peine évoquée par moment. Avec Mike Carey, c’est clairement un retour au source pour notre cher John qui va revenir en Grande Bretagne et retrouver sa soeur. Sauf qu’il va découvrir que sa famille, et plus particulièrement sa nièce, se retrouve aussi mêlée, de près comme de loin, à la magie. Il n’en faudra pas plus pour John pour retrouver ses vieilles habitudes pour régler ce problème loin d’être simple.

    Il n’y a pas à dire, Mike Carey fait très fort avec ce début de run. Nous retrouvons cette raclure de Constantine où sa ruse lui permettra de démêler une grande partie de cette affaire. Chose que j’ai énormément appréciée, c’est évidemment le retour en grâce de la magie noire qui permet de pointer la bassesse de la nature humaine capable de tout pour parvenir à ses besoins. Et franchement, c’est le pied de retrouver le périlleux John, dans cette atmosphère occulte et glauque qui sied si bien à ce personnage… voire à cette famille...

    Visuellement, ce premier volume est principalement illustré par Marcelo Frusin, vu sur le run précédent, qui excelle toujours autant sur l’utilisation du noir qui imprègne la série dans le genre noir. Mais on y trouve aussi deux grandes stars de l’illustration avec le très regretté Steve Dillon et Lee Bermejo. Les deux marquent leur passage dans leur style et amènent un ton supplémentaire au récit concerné : du très solide.

    J’avais apprécié le run de Brian Azzarello sur Hellblazer mais force est de constater que John Constantine fonctionne toujours aussi bien quand il baigne dans la magie et les sales affaires. Mike Carey l’a bien compris et nous le montre à travers ce premier album qui met à mal notre héros mais surtout ce groupuscule étrange qui a eu la mauvaise idée de se frotter à la mauvaise personne... pour notre plus grand plaisir ! Ce premier volume est tout simplement un retour au source, pas hallucinant mais très efficace. Comme quoi, le naturel semble être une valeur sûre… Pas sûr que mes autres chats soient d’accord avec cette phrase…

    8

    Blackiruah - 20 novembre 2017

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