• Critique Mike Carey Présente Hellblazer T.2 par

    Les comics d’Hellblazer sont comme des énormes grimoires de magies noires. Ils sont beaux, attisent la curiosité et nous avons peur de l’ouvrir de peur de se retrouver plongés dans des écrits qui vont nous passionner toute la nuit jusqu’à la dernière page. Du coup, on attend le moment propice en essayant de résister à la tentation, mais arrive ce moment où on n’y arrive plus, et la main ouvre ce comic-book pour découvrir quelles nouvelles malices va nous servir John Constantine.

    Ainsi, nous retrouvons l’anglais qui a rassemblé un cercle de sorciers pour lutter contre le chien des enfers qui semblent s’être libéré suite à ses précédentes affaires, dans le premier volume. Sauf que derrière toute cette affaire, John va se faire mener en bateau et entraînera une situation apocalyptique qui lui coûtera très cher pour sauver notre monde. Il regrettera d’ailleurs très vite le vilain retour de bâton...

    Ce 2nd volume confirme la tendance de ce run résolument tourné vers la magie.
    Et dans ce domaine, Mike Carey n’y va pas avec le dos de la cuillère : Sorts, démons, magies… le tout dans une ambiance malsaine. De même, l’auteur continue de creuser dans le thème de la famille en le plaçant au centre du run. Il aime jouer sur la relation entre John et sa nièce et va également agrandir cette petite famille, à sa manière, pour montrer l’impact néfaste de Constantine que ça soit en termes d’influence mais aussi par le sang. Reste que John est un “bon gars” dans le fond... et va toujours essayer de sauver ce qui reste... peu importe les sacrifices.

    Même si ce volume souffre d’une partie centrale rébarbative, rappelant bien trop le passage de Constantine SDF avec Garth Ennis, le reste est du petit lait, nous conduisant sur une intrigue bien préparée (grâce notamment à un épisode 200 magistral) qui va malmener John avec ses propres armes. La menace va frapper très fort attisant la curiosité sur la manière dont il va se sortir de ce traquenard.

    Visuellement, c’est dans la continuité du premier volume où le noir reste omniprésent et plonge cette saga dans une ambiance malsaine, glauque et profondément crasseuse… Parfaitement adapté pour lire du John Constantine après tout !

    Après un 1er volume très encourageant, ce second volume confirme le parti pris de l’auteur qui souhaite résolument replonger le héros anglais dans des intrigues magiques dans l’ambiance qui lui sied à merveille : crade et loin d’être saine. Et comme de coutume avec la saga, je suis resté hypnotisé dessus tout un week end…. Décidément, même si le personnage est fictif, sa magie est bien effective… Ça fait peur non ?

    8

    Blackiruah - 14 août 2018

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