• Critique Green Valley T.1 par

    On connaît bien le dessin de Giuseppe Camuncoli pour le fameux cycle sur le Spider-Man supérieur ou encore l'excellent Dark Vador, qui est, je précise, ma lecture préférée du magazine Star Wars chez Panini Comics. Il s'associe à Max Landis, scénariste du film Chronicle, ou créateur de la série Dirk Gently, détective holistique sur Netflix. Cette dernière est aussi un livre disponible chez Flamival Éditions. À eux deux, ils nous concoctent un monde... et son lot de surprises !

    N'ayons pas peur des mots, pour ceux qui aiment les comics, le dessin est splendide, on s'arrête dès le début sur la scène en plein air et sous le ciel étoilé où la guerre entre les destriers en armure fait rage, ou encore sur les banquets au coin du feu de cheminée d'un immense château, on craint aussi les vieilles masures entourées de forêts... franchement, on est rapidement dans l'ambiance créée par les chevaliers de Kélodie. Pourtant, ils sont mis en échec rapidement par une énième bataille, et s'exilent loin de leur ville natale pour mieux reprendre du service face à un mage semant la peur au quotidien dans la vallée Émeraude. Mais, les hommes les plus forts ne sont pas forcément les mieux armés, mais ceux qui ont du courage face à toutes épreuves !
    On a l'impression au départ d'être dans un classique du genre, avec les épées qui s'entremêlent, et les dragons qui volent, ou encore la magie qui semble flotter au loin, pourtant, c'est un tout autre récit qui se profile à l'horizon... Amateur d'uchronie à la Paper Girls de Brian K. Vaughan, ce livre est fait pour vous, en attendant un prochain volume, ce sera le seul indice que je vous donnerais pour profiter de ce livre, et de son lot d'improbables surprises.
    Au niveau éditorial, on a mis les petits plats dans les grands. Qui ne craque pas pour cette tranche, pleine de foudre fracassant littéralement le triangle rouge des Éditions Delcourt Comics ? À la fin, quelques crayonnés et deux mots des artistes cités en introduction sont à lire. On apprécie aussi, pour une fois, de voir sur la couverture, à côté du scénariste et du dessinateur, le coloriste Jean-François Beaulieu et pour l'encrage, Cliff Rathburn. Un exemple à suivre.

    Si vous arrivez, grâce à votre esprit rêveur, à imaginer des situations rocambolesques, ou si vous aimez tout simplement les comics dans toute leur modernité, où des mondes peuvent être issus de tous les possibles, ce livre est votre lecture de la semaine. Pour moi, ce fut un véritable coup de cœur pour une belle histoire, définitivement, intemporelle !

    9

    Auray - 19 septembre 2018

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