• Critique InSEXts T.1 par

    Insexts est un calembour réussi entre insecte et sexe pour le dernier livre en date des Editions marseillaises Snorgleux Comics. On y retrouve la scénariste d'Animosity, soit Marguerite Bennett, et une dessinatrice moins connue, Ariela Kristantina. Une œuvre des femmes sur les femmes... mais avec une particularité, assez monstrueuse.

    L'histoire se déroule en 1894, à l'époque du tristement célèbre meurtrier de Londres surnommé le Boucher, mais ce n'est qu'une excuse de plus pour nous faire frémir d'atrocités humaines indéfinissables, allant de la violence conjugale à l'avortement forcé, ou encore de la maison close à la pédophilie, et enfin, pourquoi pas le meurtre. Tout y est pour nous créer une sorte de nausée permanente.
    Les deux femmes, Mariah la servante et Lady Bertram, vont tenter de survivre dans cette fange, grâce à leurs pouvoirs encore balbutiants, et évolutifs. Chaque chapitre nous plonge plus profondément dans cette noirceur, et on prend connaissance de ce monde dans un visuel qui diffère grandement au final de ce que l'on nous montre : le trait est fin et stylé, correspondant parfaitement à la beauté de l'époque Victorienne.

    Un récit horrifique joliment dessiné, qui se veut cruel, où la femme a sa place en tant que protagoniste principale de cette histoire. A conseiller aux amateurs du genre ou rien que pour le dessin et par curiosité...

    6

    Auray - 04 mars 2018

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