• Critique Hulk Par Jones T.1 par

    La sortie d’un film Marvel au cinéma est généralement accompagnée de rééditions de la part de Panini Comics. Thor Ragnarok ne déroge pas à la règle et nous offre ce Hulk par Bruce Jones. C’est le premier tome qui comprend la moitié du run de l’auteur paru entre janvier 2002 et octobre 2004. En tant que fan, je suis toujours content de ce genre d’initiative, et pour ce run en particulier, ce n’est pas du luxe car jusqu’à aujourd’hui il n’y avait pas moins de trois éditions différentes pour le reconstituer.

    Si comme moi vous avez grandi avec la série tv “L’incroyable Hulk” de 1977, interprété par Bill Bixby et Lou Ferigno, alors l’ambiance de cette histoire vous sera familière. Le docteur Robert Bruce Banner est en cavale. Son homologue, le géant vert Hulk, vient de saccager la ville de Chicago et serait responsable de la mort d’un enfant de neuf ans qui s’appelle Ricky Myers. Bruce se cache, bouge de planque en planque car tout le monde le traque telle une proie à abattre. Parmi ses chasseurs, une organisation secrète déterminée à mettre la main sur Hulk pour essayer de s’approprier son pouvoir. Elle va mettre en oeuvre pléthore de moyens tout au long de ce comic-book que nous pouvons diviser en trois parties. La première est dessinée par John Romita Jr et met en place la trame principale du run. Deux agents spéciaux de ladite organisation vont pister Bruce Banner, mais celui-ci a toujours une longueur d’avance grâce à un mystérieux informateur dénommé Mr Bleu. Ils arriveront à mettre tant bien que mal la main sur lui mais un ami de longue date de Banner lui prêtera main forte pour le tirer de ce mauvais pas.
    La deuxième histoire dessinée par un autre grand nom, Stuart Immonen, met en scène la police, et plus particulièrement le FBI. Eux aussi sont bien décidés à capturer Hulk et tout particulièrement un certain lieutenant Pratt qui cache bien des mystères.

    La troisième et dernière partie de ce premier tome de Hulk par Jones est mise en lumière par Mike Deodato Jr. On y retrouve un vieux rival de Hulk : l’Abomination. Cette partie tourne autour de ce personnage d’Emil Blonsky qui a tué Betty Ross, la fille du général et amour de Bruce Banner. Celui-ci va avoir l’occasion de venger sa bien-aimée.
    Voilà pour le topo. Le scénario est très bien construit, c’est super fluide et très simple à lire car il n’y a aucun narrateur, ou voix off. Même s’il y a bien trois histoires distinctes, une trame principale vient relier le tout. Concernant le personnage principal de Hulk, ou plutôt Bruce Banner, celui-ci est très intimiste, on partage ses angoisses, on se met dans sa peau et on se rend compte du fardeau qu’il porte au quotidien. Néanmoins, son personnage évolue. Il est désormais adepte de la méditation, ce qui lui permet de canaliser sa colère et d’avoir une certaine maîtrise de la bête qui est en lui.

    Au niveau des dessins, nous avons trois grands noms sur ce run, Romita Jr, Immonen et Deodato. Trois styles différents qui fonctionnent très bien pour ce comic-book. Le style anguleux du premier est reconnaissable entre tous. Il nous délivre de grandes expressions faciales qui font mouche à chaque fois. A tel point qu’il nous offre une issue complète sans parole, un formidable exercice totalement réussi.
    Pour le second, c’est dans les détails qu’on se régale. C’est un dessin soigné et précis. Malheureusement, il n’a pas pu dessiner entièrement sa partie et s’est fait épaulé par Lee Weeks qui est clairement en dessous. A noter : une pleine page du visage de Hulk qui vous saute à la figure, effet wahou garanti.
    Pour le dernier, son style bestial et marqué d’ombrages prononcés font ressortir la monstruosité de Hulk et l’Abomination. Chacun, à sa manière, nous livre sa version du géant vert.

    Ce qu’il y a de bien avec ce run de Jones, c’est qu’il est super accessible pour n’importe qui. Je le recommande à tous les nouveaux lecteurs qui souhaitent découvrir le colosse de jade.
    Pour ce qui est de l’édition “Marvel Icons”, elle n’est pas exempte de défauts malheureusement. Le papier mat absorbe les couleurs, ce qui donne un côté délavé au comic-book. Mais même avec quelques défauts, il faut dire que 512 pages pour 36€ reste un prix imbattable.
    Hulk Smash !

    8

    Meudah - 14 novembre 2017

    2 membres aiment | Vous avez aimé cette critique Annuler
Vous avez lu Hulk Par Jones T.1 ?
Ecrire une critique