• Critique Deus Ex - Dissidence T.1 par

    Bien que l’on ait tendance à associer essentiellement les studios japonais de Square Enix à des licences comme Final Fantasy ou encore Metal Gear Solid, il est important de rappeler que d’autres franchises clés du jeu-vidéo sont développées par cet éditeur comme dans le cas présent la licence des « Deus Ex ».

    L’univers de la série créée en 2000 est tout à fait particulier car chaque opus suivait une direction artistique unique basée sur un schéma de couleur bien précis, tantôt bleu tantôt noir et violet. Dans « Deus Ex Universe », cependant, on poursuit avec l’harmonie tonale de noir et doré déjà présent en 2011 dans le titre « Deus Ex Human Revolution ». La série traite d’un sujet éminemment post-moderne dans son approche qu’est la dystopie et en particulier ici qui a attrait à la question du transhumanisme. On oppose, en effet, l’homme à la machine, ou plutôt au cyborg, ceux répondant au nom d’Augmentés. Le héros Adam Jensen incarne ce paradoxe à la perfection s’étant lui-même retrouver augmenté suite à un grave accident.

    Avec « Deus Ex Universe : Dissidence » on se retrouve immergé directement au cœur de l’action qui consiste à nous faire découvrir la première mission de Jensen avec la Taskforce 29 servant ainsi de préquelle au jeu « Deus Ex Mankind Divided ». Le lien avec le jeu se retrouve avant même le début de l’histoire puisque Mana-Books nous gratifie de Flashcode utilisable uniquement via l’application mobile du jeu. Cet élément bienvenu, déjà utilisé par Titans Comics qui s’était chargé de la version originale, ne permet que de renforcer le concept d’éditeur connecté dont Mana-books en a fait son cheval de bataille.
    Le comic-book édité en VO en 5 épisodes est ainsi présenté avec une mise en page respectueuse à la fois vis-à-vis des éditions originales mais également de l’univers avec ce réemploi du code couleur noir-doré des derniers épisodes de la série de jeux. L’histoire se voit scénarisé par John Irvine que l’on déjà pu observer sur quelques titres du Big Two et qui excelle surtout sur les univers de science-fiction comme c’est le cas ici. Le dessin a été confié à John Aggs, illustrateur et dessinateur de comics, dont le style dynamique, empreinte sur plusieurs aspects à la fois aux comics, au manga et au monde du jeu-vidéo ce qui le rend tout à fait légitime sur un tel titre. Le travail, bien que propre dans l’ensemble, souffre d’un certain déséquilibre puisque l’on passe de compositions aérées à des scènes surchargées en éléments et ainsi rend la lecture moins fluide et agréable. Cependant le titre s’avère être un bon élément contextuel au service du fan envieux d’en savoir plus sur l’intrigue de la série.

    Comme à son habitude Mana-books nous offre également des éléments bonus pour enrichir encore plus l’expérience du fan. On retrouve à la fois une galerie de personnages avec fiches technique et historique puis comme bien souvent dans les éditions françaises de comics américains, un galerie présentant l’ensemble des couvertures des versions originales. Mais ce qui est véritablement la bonne surprise de ces bonus ce sont les reproductions d’affiches de propagande du jeu proposant soit une esthétique hyperréaliste soit une esthétique néo-soviétique. Chacune de ces illustrations contient un flashcode là encore utilisable via l’application mobile.

    Avec ce comic-book, Mana-books réussit à offrir un nouveau contenu pour le fan français de la saga « Deus Ex » et parvient, avec un usage intelligent du contenu à sa disposition, à rendre le tout à la fois accessible et intéressant pour un public plus large.

    6

    FabHex - 12 mars 2018

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