• Critique Chroniques de Groom Lake T.1 par

    C'est un lieu qui est connu sous différents noms...Dreamland, La Ferme, La Boîte, Neverland, Groom Lake...et bien entendu la Zone 51. Mais pour Karl Bauer, c'est surtout l'endroit où il retrouve enfin ce père qu'il croyait mort depuis 2 ans. Il découvre alors que son géniteur a été la victime d'expériences menées par des extraterrestres...et se paye des retrouvailles un peu trop collantes quand celui-ci explose en milles morceaux après un dernier pet mortel...

    Karl entre alors dans un nouveau monde, un monde où son ADN pourrait être la clé d'une arme puissante, un monde d'enlèvements, un monde d'investigations (et surtout dans des endroits qui n'ont jamais vu la lumière du jour), un monde de conspirations et de secrets. Et de sondes anales aussi...beaucoup de sondes anales...

    Avec "Les Chroniques de Groom Lake", Delcourt a exhumé une mini-série publiée par IDW en 2009, écrite par Chris Ryall (qui fut longtemps le rédacteur-en-chef de la maison d'édition californienne) et dessinée par l'australien Ben Templesmith, connu notamment pour la série d'horreur "30 Jours de Nuit" et pour sa savoureuse création, "Wormwood".
    On ne compte plus le nombre d'histoires qui ont été écrites sur la Zone 51 et pour s'amuser avec toutes les traditions et théories conspirationnistes qui tournent autour de cette région du Nevada, Chris Ryall a injecté une bonne dose d'humour irrévérencieux à la sienne après avoir un temps envisagé un traitement plus sérieux. Et cette approche colle bien au style si particulier de Ben Templesmith, aussi à l'aise dans les atmosphères sombres que dans les délires les plus prononcés. Ce qui donne donc un résultat certes pas très original, mais tellement divertissant, bourré de répliques très amusantes.

    Chris Ryall et Ben Templesmith se sont visiblement régalés à créer cette sympathique galerie de personnages : Karl Bauer, le paumé qui aimerait bien qu'on laisse ses parties intimes et son ADN tranquille; Leticia Pope, l'agent dur-à-cuire responsable du plus grand secret du monde; Roberta, l'assistante blasée qui a tout vu et qui n'en a plus rien à foutre...et Archibald, le "Paul" local, "petit-gris" qui a tout le temps l'air de planer (et pas que dans sa soucoupe), le touriste ultime excité par tout ce que l'humanité a à offrir...des trucs comme le tabac, le chocolat...et une chiée de trous de balles à sonder...




    7

    Le Doc - 11 mars 2018

    Avez-vous aimé cette critique ? OUI NON
Vous avez lu Chroniques de Groom Lake T.1 ?
Ecrire une critique