• Critique Eternel hiver T.1 par

    Eternel hiver

    Lorsque l'on situe un récit vampirique dans le moyen age on parle souvent de Vlad III Basarab, surnommé « l'Empaleur » et, du coup, de l'origine du comte Dracula.
    Ici ce n'est pas le cas, nous allons avoir affaire à une secte, « les serviteurs de la nuit », qui va nous définir un style de vampire pour le moins original. Nous allons suivre Carlos, fils d'un seigneur local qui, pour le marier, va essayer de faire de lui un héros en le faisant vaincre des bandits qui attaquent son peuple dans les montagnes. Il n'est pas question qu'il prenne part au combat, lui qui est plus un lettré jouisseur qu'un chevalier mais on laissera ses soldats faire le sale boulot et on lui attribuera tous les mérites. Mais tout cela ne va pas se passer comme prévu car ce ne sont pas des bandits qui vont les prendre en embuscade.

    On ne peut se permettre de dévoiler plus de cette histoire qui, somme toute, ne raconte pas grand-chose si ce n'est la venue au monde d'un vampire au sein d'une secte particulière (qui fait l'originalité du récit) et qui va la faire disparaître.

    Comme dit auparavant, c'est la nature de la secte et la philosophie qui l'anime, qui fait le cœur du récit. On va donc voir l'auteur monter son scénario tout autour d’une façon un peu bancale : on a du mal à suivre l’enchaînement des situations car elles sont parfois un peu tordues tout comme le résumé de quatrième de couverture qui décrit l'histoire qui entoure le cœur du récit mais pas le récit lui-même.

    Une histoire sur le modèle « conte de la crypte », bien plus courte, aurait gardé le côté intéressant du récit sans l'alourdir du reste. On pense aux Zombie Tales (anthologie en plusieurs volumes sortie chez French Eyes) qui prenaient ce principe de courts récits thématiques ne permettant que de dévoiler des idées originales dans un genre archi-balisé. Le dessin, ni bon ni mauvais, ne permet pas de dépasser les errements du récit.

    Une nouvelle fois, c’est une lecture de la collection Flesh & Bones à faire en bibliothèque uniquement pour les aficionados car c’est loin d’être une référence.

    4

    magictoad - 20 août 2018

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