• Critique Punisher Max Par Ennis & Robertson T.1 par

    Garth Ennis (Preacher) poursuit son œuvre sur le Punisher, mais cette fois-ci, il quitte le label Marvel Knights pour mieux se lancer sur les séries Max. L'avantage ? On se débarrasse de l'organisme de censure américaine pour mieux coller à la peu de Frank Castle et ses gros flingues !

    Au début, son scénariste préféré est aidé de Darick Robertson (The Boys) pour les quatre premiers chapitres de « Born ». Frank y est vétéran lors de la guerre du Vietnam, c'est un des derniers encore sur place dans une fange qui le changera à jamais et qu'il n'a pas forcément envie de quitter, aimant ressentir tout l'envahissement d'une idée... celle de punir ! Et ce n'est pas les occasions qui manquent, se contiendra-t-il jusqu'au bout ?
    Plus précisément, ce chapitre est un incontournable, il précise, certes, ce qui a constitué Castle, mais pas seulement, la guerre y est décrite telle quelle, de façon réaliste, cruelle, sanglante, sans aucun filtre. On comprend du coup, que n'importe qui aurait pu mal finir. Ici, les dessins sont réalistes avec un cadrage réussi, car cinématographique, et d'une extrême précision. À lire avec le Punisher : année un, qui peut servir de complément, si vous le souhaitez.
    Ensuite, nous passons à la série régulière, soit dix-huit chapitres d'histoires se passant à New York contre des Irlandais, des Italiens, jusqu'à un petit voyage en Russie. Vous vous doutez bien que tout ce petit monde n'est pas rempli de gangsters au cœur tendre, la violence et le sang prédominent parmi les coups de feu incessants au fil des pages, qui passent, à un rythme soutenu, constitués de phrases trashs et souvent drôles.
    Et les artistes se suivent sans cesse, mais, ils nous offrent tous un beau spectacle visuel avec des traits assez communs et s'allient pour nous donner ce qu'il y a de mieux. On peut relever également les magnifiques couvertures de Tim Bradstreet, cependant, le papier mat ne leur rend pas toujours hommage, mais, on ne peut pas tout avoir pour un bon rapport qualité-prix.
    Sinon, ce divertissement finit en apothéose avec ma petite préférence pour une balade dirigée par Fury où une petite fille est à protéger. Encore une mission cachant un autre ordre ? En tout cas, si vous avez besoin de quelqu'un pour protéger votre enfant, pensez au Punisher et à Bloodshot !
    Enfin le dernier chapitre est à lire à part, car « The Cell » pourrait être une fin en soi, je vous dirais juste que c'est une quête très personnelle qui se finalise sous le trait de Lewis Larosa. Comme le titre le suggère, Castle se retrouve en cellule pour aller au plus près des malfrats, et il s'amuse beaucoup à leur faire ressentir de la crainte. Mais pourquoi ses cinq cibles particulièrement ? Quels liens peuvent-ils avoir en commun ?

    Encore un Marvel Icons qui prend son rôle à cœur, en nous offrant sur un plateau le meilleur du Punisher à l'aide de Garth Ennis, qui n'a jamais autant trouvé son héros.

    8

    Auray - 25 octobre 2018

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