• Critique Isola T.1 par

    Il ne m'a suffi de voir qu'une seule page dans le preview (catalogue de commande de Diamond, distributeur des comics dans le monde) de cette série, il y a tout juste un an, pour me dire que, vu la qualité graphique du titre, si jamais le scénario était un tant soit peu intéressant, on avait sûrement devant nous une série à côté de laquelle il ne fallait pas passer. J'ai donc trépigné pendant quelques semaines et je me suis jeté sur le premier single (premier numéro mensuel d'une vingtaine de pages : Isola #01) pour constater que c'était, en effet, le cas.

    Karl Kerschl, le dessinateur, canadien de son état, a été récompensé par un Eisner award, en 2011, de la meilleure bande dessinée en ligne pour The Abominable Charles Christopher (depuis sortie dans une version papier en France chez Lounak, fabuleuse œuvre soit dit en passant). Son graphisme est sublimé par le travail de la coloriste Mssasyk (aka Michele Assarasakorn), rencontrée chez DC comics à l'occasion des séries où l'ami d'enfance de Kerschl, Brendan Fletcher (Motor Crush ), œuvrait avec lui (Gotham Academy).

    Ce trio s’est définitivement bien trouvé, car le scénario de Fletcher, fleure bon l'univers d'un Miyazaki (mixe entre les ambiances que l'on trouve dans un « Nausicaä » ou un « princesse Mononoké »). L'association des deux maîtres d’œuvre dans son accouchement graphique (on se croirait en train de regarder des celluloïds d’un métrage de Disney) nous transporte dans un monde original qui se dévoile tout doucement, au grès des pérégrinations de ce soldat accompagné de ce tigre qui sont à la recherche d'un havre de paix. D'où viennent ces deux compagnes de route, que fuient-elles, où vont-elles ? Les réponses viennent tout au long de cette lecture contemplative dans une ambiance malgré tout tendue, un pur régal.

    8

    magictoad - 11 mars 2019

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