• Critique Mes héros ont toujours été des junkies T.1 par

    La série Criminal d'Ed Brubaker et de Sean Phillips vous manque ? Mes héros ont toujours été des junkies est un récit issu de cet univers avec sa narration typique. La seule différence est que le coloriste Jacob Phillips remplace ici la fidèle Elizabeth Breitweizer... une mauvaise « nouvelle » ?

    Et bien pas du tout, puisque cela crée une toute autre ambiance qui se veut chaude et colorée, comme la couverture bleue, où une toute jeune femme semble baignée de lumière à travers un store, que l'on croit volontiers issu d'un bungalow. Le choix de la couleur est ici pragmatique, puisque la première scène se situe à la mer. Dès le début, on est frappé de plein fouet par cette redécouverte des dessins de Sean Phillips dans un tout autre registre, beaucoup moins sombre que dans la série principale.

    Pourtant, le sujet émis par Ed Brubaker n'est pas bien optimiste, puisque Ellie se retrouve admise dans un centre de désintoxication. Pourtant, on sait rapidement que ce séjour n'est pas lié à son addiction comme les autres patients, mais plutôt pour une raison plus obscure, certainement issu de son passé trouble, que l'on découvre en noir et blanc tout au long du livre. Pourtant, elle consomme tout autant que les junkies qu'elle admire, ce qui lui permet d'être là. Autant vous le signaler tout de suite que le lien avec Criminal ne vous sera dévoilé que dans les dernières pages, et c'est bien trouvé jusqu'à nous donner envie de relire le premier tome dans la foulée.

    Un aspect également à mettre en relief : le tarif de 12 euros pour 70 pages. Pourtant, sachez qu'une fois l'objet en main, on ressent rapidement à la douceur des pages et de la couverture, la différence offerte par l'imprimerie Pollina à Luçon, en France. Du très beau travail, mettant en valeur la colorisation si délicate, et le dessin reconnaissable du talentueux Sean Phillips.

    Une nouvelle qui donnera envie de replonger dans la série Criminal, c'est toujours bien dessiné par Sean Phillips, et Ed Brubaker nous réserve quelques surprises, autant au niveau de l'intrigue, que dans le lien caché avec sa série principale, tout en gardant des qualités narratives. Mais le petit plus c'est ce livre en lui-même, par sa qualité d'impression qui fait ressortir sa colorisation qui est qualitative. Une histoire à posséder en somme, que l'on ait lu ou non le polar d'Ed Brubaker.

    9

    Auray - 02 mars 2019

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