• Critique Swing T.1 par

    Swing se déroule dans le même univers narratif que Sunstone, vous rappelez-vous de cette histoire de deux femmes s'assumant au fur et à mesure, et ayant pour point commun leur amour du BDSM ? C'était un livre qui sortait du commun, pourtant, il n'oubliait jamais l'humain, et la tendresse, malgré son sujet.

    Et bien Linda Sejic n'est autre que la femme du dessinateur de Sunstone, son trait lui ressemble d'ailleurs fortement, l'ensemble est assez clair, tout en ayant des dessins au style moderne, qui vont à l'essentiel. Bref, c'est agréable à regarder, et il vaut mieux pour ce type de lecture.

    À ce propos, il s'agit en fait de deux êtres tendres qui se rencontrent, et qui ne sortent pas à première vue du commun des mortels. Effectivement, par exemple, les habitués de séries américaines ne seront pas surpris de voir des situations communes à celle-ci, comme cette jeune étudiante faisant la fête avec une fraternité étudiante, ou la rencontre avec une colocataire au caractère bien trempé, ou encore, le fait de s'amouracher d'un professeur de langues de la faculté pour tomber rapidement enceinte, et sans oublier leurs corps parfaits.

    Sinon, rapidement, Cathy réussit à avoir deux charmants bambins et une vie professionnelle épanouie, pourtant, elle a rencontré peut-être son étalon trop tôt, et souhaite malgré tout, toujours s'amuser avec lui dans l'intimité... mais aussi avec d'autres, ce ne serait pas le tromper pour autant s'il est d'accord ! Cela pimenterait enfin son quotidien morne, comme sur le plan sexuel. Peut-être faut-il être plusieurs, et penser à l'échangisme ? Inviter une autre femme dans le lit conjugal ? Rien n'est mis de côté, pour enfin accomplir son épanouissement personnel.

    D'ailleurs, on ne sait pas toujours la part de réalité dans tout ceci, car on ne peut que s'amuser de voir que l'héroïne, Cathy, a des origines asiatiques comme notre scénariste Jenni Cheung. De plus, elle écrit effectivement aux côtés de son mari, fan de comics, Matt Hawkins (Postal). Est-ce les Adam et Lilly, qui signent le petit texte narratif du début sont des pseudonymes ? Ils essaient en tout cas de nous faire comprendre le ressenti de ces couples d'amis faisant l'amour ensemble, et il faut le dire, c'est réussi . Autre point positif, c'est que l'on a le point de vue d'une femme pour une fois, toutefois on ressent quand même beaucoup le ressenti masculin, c'est désavantage d'une écriture à deux qui est palpable.

    Par ailleurs, je finirais comme ces écrits-là, en spécifiant qu'il est important de se protéger contre les MST, de faire des dépistages, et de penser à la sécurité de chacun. Que l'on aime les hommes, les femmes, le BDSM, l'échangisme, les plans à plusieurs et j'en passe, il faut penser au consentement du partenaire, au respect et à la santé... mais au plaisir aussi.

    7

    Auray - 07 avril 2019

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