Retour vers le passé : Hercule contre Moloch (1963)

 

REALISATEUR

Giorgio Ferroni

SCENARISTES

Remigio del Grosso, Arrigo Equini et Giorgio Ferroni

DISTRIBUTION

Gordon Scott, Rosalba Neri, Alessandra Panaro, Jany Clair, Michel Lemoine…

INFOS

Long métrage italien/français
Genre : aventures/fantastique
Titre original : Ercole contro Moloch
Année de production : 1963

Après avoir fait ses débuts en Tarzan dans 5 longs métrages et un téléfilm tournés entre 1955 et 1960, Gordon Scott est parti poursuivre sa carrière en Italie sur les bons conseils de son ami Steve Reeves (Les Travaux d’Hercule), avec qui il a ensuite partagé l’affiche du très bon Romulus et Remus de Sergio Corbucci en 1961. C’était l’époque des séries B d’aventures emmenées par des héros musculeux et Gordon Scott enchaîna péplums et westerns, passant de Maciste et Goliath à Buffalo Bill et Zorro, en à peine quelques années avant de quitter les écrans à la fin des années 60. Une carrière météoritique comme beaucoup d’acteurs du genre (et il était plutôt convaincant, avec toujours un certain panache, même s’il reconnaissait lui-même ses limites)…

Mais alors qu’il avait tout à fait le physique du rôle, Gordon Scott n’a jamais incarné Hercule au cinéma. Il a en effet attendu 1965 et un pilote de série télé avortée, la co-production américano-italienne Hercules and the Princess of Troy, pour jouer le fils de Zeus pour la seule et unique fois. Car dans le Hercule contre Moloch dont il est question ici, Hercule…n’est pas Hercule (mais après tout, le nom était vendeur en pleine mode des héros à jupettes et sandales) !

 

 

L’histoire débute par un cataclysme, un tremblement de terre qui engloutît la ville de Mycènes, détruisant la statue du dieu Moloch et blessant mortellement le roi. Avant de mourir, celui-ci fait promettre à sa reine Demetra (la troublante Rosalba Neri, future reine de l’eurotrash avec des films comme Lady Frankenstein, cette obsédée sexuelle et Les Vierges de la Pleine Lune) d’emmener son peuple loin de cet endroit maudit, de rebâtir la cité et d’abandonner le culte de Moloch. Elle ne tient qu’une partie de ces promesses. Peu de temps après, Demetra donne naissance à un enfant difforme, qu’elle fait passer pour l’incarnation humaine de Moloch avec l’aide de son grand prêtre.

Vingt ans plus tard, Mycènes fait régner la terreur et toutes les cités alentour sont forcées à livrer des otages qui seront ensuite offerts en sacrifice à Moloch. De retour d’un long voyage, Glauco (Gordon Scott), le fils du roi de Tyrinthe, décide de se laisser capturer afin de mener une révolution à l’intérieur même de Mycènes. Après une démonstration de sa force, il se fait passer pour un esclave du nom d’Hercule pour pouvoir approcher la cruelle reine.

 

 

Réalisé par Giorgio Ferroni (notamment connu des amateurs d’horreur gothique à l’italienne pour son Moulin des Supplices), Hercule contre Moloch est un bon divertissement, bourré de rebondissements menés sur un rythme soutenu. Ferroni mêle efficacement exploits musclés, batailles épiques (avec tout de même quelques stock-shots vu le budget modeste mais le montage habile fait que les images des différents métrages s’accordent bien, ce qui n’est pas toujours le cas) et fantastique.

Le récit laisse en effet planer le doute sur les origines et les pouvoirs supposés de Moloch par plusieurs scènes qui évoluent dans une ambiance étrange, particulièrement soulignée par le travail sur les couleurs. Mais si le dernier acte ne manque pas d’action, le combat final entre le pseudo-Hercule et Moloch, un peu trop expédié, ne tient pas vraiment ses promesses…

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par Le Doc

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